Coronavirus : l’immobilier en mode pause

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Les chantiers sont à l’arrêt, les agences immobilières fermées et les transactions au point mort. Mais le secteur s’organise, tant bien que mal, pour gérer les dossiers en cours.

Espaces Atypiques

L’immobilier retient aussi son souffle. Le secteur du bâtiment, qui emploie 2 millions de personnes, a demandé au gouvernement d’arrêter temporairement les chantiers, à l’exception des interventions urgentes, et de lui laisser une dizaine de jours le temps de s’organiser pour d’évidentes raisons de sécurité.

Dématérialisation des actes et signature électronique

Un coup d’arrêt qui concerne aussi les agences immobilières. La FNAIM, qui a fermé ses 10.000 points de vente au public, indique généraliser la dématérialisation des actes de gestion, au déploiement de la signature électronique et des visites virtuelles. Côté syndics de copropriété, les AG étant annulées du fait des mesures de confinement, quelque 350.000 réunions de copropriété qui devaient se tenir avant le 30 juin n’auront pas lieu. Sous l’impulsion des professionnels, le gouvernement a décidé de reporter les échéances contractuelles des mandats de syndic de plusieurs mois.

Actes notariés à distance

Alors que les projets d’acquisition des particuliers sont au point mort, les notaires s’organisent pour poursuivre les ventes en cours. Ce qui n’est pas sans poser de problèmes : le Conseil supérieur du notariat a invité les officiers ministériels à favoriser le télétravail, en poursuivant leur activité de manière dématérialisée et la conclusion d’actes à distance. Mais beaucoup s’émeuvent des difficultés engendrées, comme l’absence de clercs ou l’inadaptation de certains offices. D’autres demandent la fermeture des études qui n’ont pas mis en place de dispositif spécifique de télétravail.

L'investissement long terme n'est pas la priorité

Du côté des banques, on n’accepte désormais plus les nouvelles demandes de prêt, et de toutes façons, la demande de crédit « est actuellement à l’arrêt », affirme Vousfinancer.com. « Le climat actuel fait que les préoccupations des Français sont davantage d'ordre sanitaires et peu portées sur l'investissement à long terme », souligne Jérôme Robin, directeur général de la société de courtage en crédit.

La suspension des échéances sur la table

La situation de certains emprunteurs qui risquent de ne plus être en mesure de rembourser leurs mensualité du fait de la crise est au cœur des inquiétudes. Si Vousfinancer.com propose de recourir à la modularité des prêts, l'Association professionnelle des intermédiaires en crédit (Apic) opte pour la possibilité de suspendre ou reporter les échéances de remboursement. Et ce, « afin de soulager la trésorerie des ménages qui seraient confrontés à une baisse de revenus, et uniquement en cas de baisse de revenus afin de ne pas surcharger davantage les services concernés dans les banques ». En revanche, concernant les locataires, le moratoire sur les loyers demandé par certaines associations dont la Confédération nationale du logement (CNL), n’est pas pour le moment envisagé.

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