Acquéreurs et vendeurs restent enthousiastes malgré quelques difficultés !

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Les derniers résultats de l’Observatoire du Moral Immobilier publié par le portail d’annonces immobilières Logic-Immo.com montrent que les vendeurs gardent la main…

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Avec des taux d’intérêt d’emprunt qui viennent de franchir de nouveaux records à la baisse et des banques qui multiplient les efforts pour accompagner les acquéreurs sur des durées longues (les courtiers parviennent à négocier des taux à peine supérieurs à 1% sur 25 ans pour les meilleurs profils) afin d’augmenter leurs budgets face aux hausses de prix de l’immobilier dans les grandes agglomérations, le marché immobilier reste globalement fluide.

Regard croisé

Afin d’apporter un éclairage sur la psychologie des porteurs d’un projet immobilier en ce début 2019, le portail d’annonces immobilières Logic-Immo a interrogé – en collaboration avec Kantar TNS - plus de 6.000 futurs acquéreurs ou vendeurs ayant un projet immobilier dans l’année. Pour la première fois en 8 ans, cette étude de l’Observatoire du Moral Immobilier décrypte la perception des vendeurs et propose une analyse croisée du ressenti des acquéreurs et des vendeurs.

Toujours le bon moment ?

Premier constat : le marché immobilier en France fait preuve d’une demande toujours très vigoureuse avec 3,1 millions d’acheteurs recensés par l’étude Logic-Immo en janvier 2019 face à 2,1 millions de vendeurs, soit un rapport de force d’environ 1,5 toujours en faveur des vendeurs.

Deuxième constat : la volonté de concrétiser un projet d’achat se maintient avec 69% des candidats à l’accession immobilière considérant que c'est le bon moment d'acheter (soit autant qu'en octobre 2018). Pour autant, la majorité des futurs acquéreurs ressentent la pression du marché immobilier de façon plus prononcée qu'il y a 3 mois. Ils sont notamment davantage confrontés aux difficultés de trouver un logement. La pénurie de biens, plus ou moins prononcée selon les régions, devient ainsi une préoccupation croissante chez les futurs acquéreurs : 73% sont freinés par des difficultés à trouver un bien qui corresponde à leurs attentes (contre 67% l'année dernière à la même période). Face à ce ressenti, les porteurs de projet sont contraints à faire plus de concessions, à commencer sur la surface du bien puis sur sa localisation.

Pas si facile de vendre

Du côté des vendeurs, ils sont également 69% à estimer que c’est l’heure de concrétiser leur projet de vente. Ils ont en effet l’avantage de bénéficier de la bonne tenue des prix (ou de la hausse selon les régions) et de s’adresser à des acquéreurs nombreux, solvabilisés par des taux d’emprunt au plancher. Mais dans les faits, les vendeurs rencontrent, eux aussi, certaines difficultés à réaliser leur projet. 44% des vendeurs considèrent que la vente est un processus difficile.

D’après l’Observatoire du Moral Immobilier, le premier frein à la vente reste le fait de ne pas recevoir d'offre. C'est le cas de 35% des vendeurs interrogés par Logic-Immo. Les vendeurs en Province perçoivent davantage les difficultés de la vente que les vendeurs en Ile-de-France où la demande est plus forte. En Province, ils sont 49% à considérer que la vente est un processus difficile (contre seulement 26% en Ile-de-France).

Le juste prix

Le deuxième frein perçu par les vendeurs reste le fait de s'accorder sur le prix avec le futur acquéreur. Contrairement à l'ensemble du marché, les vendeurs franciliens sont plus préoccupés par la nécessité de fixer le bon prix de vente pour ne pas vendre en dessous du prix du marché (27%) que par le fait de ne pas vendre assez vite (21%). Ce phénomène s’explique par la forte proportion d'acquéreurs revendeurs en Ile-de-France. Ces secundo-accédants doivent donc vendre au juste prix pour financer l’achat de leur nouvelle résidence.

Risque de correction ?

Invité à intervenir à l'occasion de la présentation de l'étude de l'Observatoire du Moral Immobilier, l’économiste Thomas Grjebine, membre du Centre d'Etudes Prospectives et d'Informations Internationales, a souligné le contraste entre des indicateurs rassurants à court terme et des dynamiques sous-jacentes comme le ralentissement des marchés de la construction qui peuvent laisser craindre un retournement du marché immobilier. Thomas Grjebine fait aussi allusion à des comparaisons internationales soulignant le caractère atypique des dynamiques observées sur le marché immobilier français et plus particulièrement celui d’Ile-de-France, ce qui accentue d’après lui la probabilité d’une correction des prix au-delà de la période actuelle qu’il qualifie de « transition ».

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