« Assurance vie ou Plan d’Epargne Retraite ? »

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Tribune de Christope Decaix, Associé fondateur du cabinet 2B Patrimoine.

2BPatrimoine

La préparation et l’amélioration de sa future retraite est un sujet qui intéresse aujourd’hui tout un chacun. En effet, l’actualité récente et à venir viendra confirmer qu’il est important de s’intéresser à ce sujet.

La loi Pacte, qui a mis en place l’épargne retraite nouvelle génération, pourrait à première vue faire de l’ombre à l’assurance vie car l’avantage fiscal non négligeable du Plan d’Epargne Retraite peut attirer les épargnants. Mais il faut d’entrée de jeu tempérer cette orientation en prenant en compte les avantages de cette épargne, en recherchant une optimisation la plus adaptée à la situation de l’épargnant en question, mais également en tenant compte des inconvénients de cette épargne.

Un bon conseil serait d’être orienté afin de respecter le principe de la diversification pour vous permettra, lorsque votre retraite approchera, de voir votre objectif totalement réalisé.

Les avantages du PER

  • Les cotisations versées sur le Plan d’Epargne Retraite sont déductibles de votre revenu imposable, ce qui constitue un avantage considérable. Prenons l’exemple d’un contribuable célibataire dont la tranche marginale d’imposition est de 30%, qui verse 10.000 € sur son PER. Il bénéficie d’une réduction d’impôt de 30% de sa cotisation annuelle en considérant qu’elle est déductible à 100% au sein de sa tranche d’imposition la plus élevée en évitant d’aller au-delà, car l’intérêt fiscal sera beaucoup plus faible.
  • Cette épargne est récupérable soit en rente, soit en capital au moment de sa retraite ou pour des cas que la loi pacte a prévue, comme l’acquisition de sa résidence principale. A ce sujet, il ne doit pas s’agir obligatoirement de sa première résidence principale.
  • Ces deux points ont convaincu un grand nombre de souscripteurs de l’intérêt de la mise en place d’une épargne retraite sur le Plan d’Epargne Retraite. Mais, attention, il ne faut pas en oublier les inconvénients.

Les inconvénients du PER

  • Votre épargne est bloquée jusqu’à votre retraite, sauf en cas du décès du conjoint ou du partenaire pacsé, invalidité du souscripteur, expiration des droits à chômage, situation de surendettement, acquisition de la résidence principale.
  • La récupération de votre capital entraînera une fiscalité dont il faut tenir compte et tenter d’optimiser. En effet, la part correspondant aux versements volontaires est imposée au barème de l’impôt sur le revenu (pas de prélèvements sociaux), et la part correspondant aux intérêts générés par le contrat est taxée au prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 30 %.
  • En cas de récupération du capital au moment du départ à la retraite, ce que bon nombre de souscripteurs imaginent mettre en place, l’optimisation pourra se faire en effectuant une récupération du capital de manière fractionnée afin d’éviter de payer davantage d’impôts à la sortie que les réductions que vous avez réussi à vous générer grâce à vos versements.
  • Quant au déblocage des fonds pour l’acquisition de sa résidence principale, c’est une fausse bonne idée, surtout si cette acquisition se fait alors que vous êtes encore en activité. Car dans ce cas, imaginons que vos enfants aient quitté le foyer fiscal, vous vous retrouveriez à payer plus d’impôts en récupérant votre capital.

L’assurance vie, une valeur qui reste sûre

En reprenant notre exemple du contribuable célibataire, si celui-ci a effacé la part de son revenu imposable sur sa tranche marginale d’imposition à 30% et qu’il lui reste une capacité d’épargne, l’assurance vie restera une solution lui permettant clairement d’améliorer sa future retraite, en bénéficiant de la fiscalité toujours avantageuse aujourd’hui de cette enveloppe de placement.

En effet, pour les assurances vie ouvertes après le 25 septembre 1997, plus question de fiscalité à la sortie comme avec le PER lorsque l’on sort de son assurance vie de plus de 8 ans dans la limite de deux plafonds, à savoir pour un célibataire 4.600 € et pour un couple marié ou pacsé 9.200 €. Lorsque vous effectuez un retrait sur votre assurance vie au-delà de 8 ans, vous êtes fiscalisé à 7,5% sur la part des intérêts uniquement au-delà des deux plafonds évoqués. En-dessous, vous n’avez aucune fiscalité au-delà de la CSG CRDS.

L’autre avantage de l’assurance vie restera toujours sa disponibilité : vous pouvez à tout moment effectuer des retraits, avant 8 ans avec fiscalité, le prix de la liberté.

En conclusion, vous comprendrez que votre épargne retraite en terme de placement financier peut se faire via le PER et l’assurance vie en combinant comme il se doit ces deux enveloppes de placements et en recherchant l’optimisation maximale à tous les égards. Au-delà, d’autre solutions vous permettront d’atteindre votre objectif, l’investissement dans l’immobilier par exemple.

Christophe Decaix

Le parcours de Christophe Decaix

Associé Fondateur, 2B Patrimoine

Christophe Decaix, juriste de formation et titulaire d'un DEA en Droit des Affaires, a travaillé dans le courtage d'assurance en qualité de chargé de grands comptes industriels durant 15 années. Il obtient un Master 2 Ingénierie du Patrimoine de l’Université de Toulouse I en 2007. Il fonde alors 2B Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine, afin d’apporter à ses clients un conseil de proximité et personnalisé.

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