Sécurité, liquidité, rentabilité : les trois critères de votre épargne !

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Aucun placement ne permet de maximiser ces trois critères à la fois. A vous donc de faire des choix en fonction de vos objectifs et de vos contraintes…

Creative Commons / Ken Teegardin

Bien souvent, le rendement est le principal argument vanté par les brochures publicitaires. Mais en matière d’épargne, il est important de regarder plus loin. Pour prendre les bonnes décisions, trois critères principaux sont à prendre en compte : la rentabilité certes, mais aussi la sécurité et la liquidité.

Sécurité

Suis-je prêt ou non à risquer mon capital ? De la réponse à cette question dépend évidemment la voie que va choisir l’épargnant. Certains supports comme le Livret A ou l’assurance-vie en euros garantissent le capital investi. En clair, à la sortie, je suis certain de retrouver au minimum ce que j’ai placé (voire les intérêts acquis au fil du temps).

Dans le cas d’un placement en actions, le capital peut en revanche être totalement perdu (si l’entreprise fait faillite). Il est à noter que certains produits proposent aussi des garanties intermédiaires. On peut citer ici les fonds à formule qui promettent au pire de retrouver X% de son investissement.

Précisons également que certains contrats d’assurance-vie ou fonds à formule offrent une garantie après déduction des frais. Dans la pratique, un épargnant peut donc récupérer un peu moins que le pourcentage garanti.

Liquidité

La liquidité est le critère le plus souvent laissé de côté. Il s’agit pourtant d’un élément essentiel puisqu’il détermine les conditions dans lesquelles le capital peut être récupéré.

Un livret est par exemple un produit totalement liquide (on peut retirer ses fonds à tout moment). Les actifs qui nécessitent de trouver un acquéreur pour sortir (titres de PME non cotées, immobilier, parts de SCPI…) sont en revanche beaucoup moins liquides.

Le critère de la liquidité ne doit pas être apprécié qu’au regard des conditions de sortie. Certains support sont en effet parfaitement liquides mais pénalisent les sorties précoces. L’argent investi sur un PEL est toujours disponible. Mais en cas de retrait avant 2 ans, les intérêts sont recalculés au taux du CEL (moins avantageux). De quoi relativiser sa liquidité.

Rentabilité

Selon les profils, la rentabilité peut être ou non un critère prépondérant. En tout cas, il convient de bien analyser ce qu’elle intègre. On entend généralement par rentabilité tout ce que le placement génère pendant sa détention (intérêts, dividendes, loyers…) mais aussi à la sortie (plus-value ou moins-value).

Le rendement annuel est donc une chose. Mais attention aussi à ne pas négliger le risque de perte à la revente.

C’est ici que doit aussi être intégrée la fiscalité des placements, qui va soit amputer la rentabilité, soit l’améliorer (en cas d’avantage fiscal). Pensez bien à raisonner en net. Une obligation servant un coupon de 3%, n’offrira par exemple que 1,68% de rendement net si l’épargnant est imposé dans la tranche à 30%.

Enfin, il est conseillé de ne pas s’attacher simplement aux valeurs absolues mais de regarder les primes de risque, c’est-à-dire le surplus offert par rapport à un placement sans risque de même horizon.

Que faire ?

Bien entendu, il n’existe pas de solution miracle. Des produits sûrs et liquides comme les livrets proposent généralement de faibles rémunérations. A l’extrême inverse, l’investissement dans le capital d’une PME en développement peut être rémunérateur mais risqué et illiquide.

Tout est donc question de réglage entre ces trois critères en fonction de vos besoins, de vos contraintes et de vos objectifs, en sachant que rendement et risque fonctionnent normalement en sens contraires.

Un épargnant voulant placer le produit d’une vente immobilière dans l’attente d’un réemploi devra privilégier la sécurité et la liquidité au détriment de la rentabilité.

Un actif voulant se constituer une retraite à un horizon de 20 ans pourra en revanche se permettre de bloquer son épargne et de prendre un peu de risque dans l’espoir d’obtenir un meilleur capital à la sortie.

En tout cas, si un argumentaire commercial vous promet sécurité, liquidité et rentabilité, il s’agit certainement d’une arnaque.

La sécurité avant tout

Interrogés par Ipsos et la FFA sur leur objectif prioritaire en matière d'épargne, les Français placent la sécurité en tête (40%). La disponibilité à tout moment arrive juste derrière avec 34% de réponses. En revanche, le rendement n'est décisif que pour 16% des épargnants. Le risque zéro est même recherché par 72% des épargnants quitte à faire des concessions sur le rendement.

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