Investissement responsable : le point sur les critères retenus

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Alors que ce mode de gestion représente désormais plus de 1.400 milliards d’euros d’encours en France, L’Argent & Vous revient sur la manière dont sont sélectionnés les actifs.

Reuters

1.458 milliards d’euros. Tel est le niveau atteint par les encours de l’investissement responsable en France en 2018 selon le bilan de l’Association française de la gestion financière (AFG) et le Forum pour l’investissement responsable (FIR).

Indéniablement, ce mode de gestion est devenu incontournable. En témoigne la hausse des encours, de 40% en un an. Reste que pour le public, les contours de l’investissement responsable peuvent être difficiles à cerner. Comment les actifs sont-ils sélectionnés ? Plusieurs approches sont-elles envisageables ?

Précisons d’emblée qu’il n’existe pas vraiment de définition universelle de l’investissement responsable. Toutefois, il est possible d’en donner les grandes lignes directrices.

ISR ou autre approche ?

Selon la nomenclature retenue par l’AFG, l’investissement responsable (IR) se compose de deux grands pôles : l’ISR et la gestion basée sur d’autres critères.

Comme le rappelle l’association, l’ISR (ou investissement socialement responsable) « vise à concilier performance économique et impact social et environnemental en finançant les entreprises et les entités publiques qui contribuent au développement durable quel que soit leur secteur d’activité ». Il faut aussi souligner qu’il existe un label ISR. Accordée pour 3 ans sous l’égide du ministère des Finances, cette certification garantit que le fonds a de bonnes pratiques

En 2018, l’ISR représentait 417 milliards d’euros d’encours, soit 28,6% de l’investissement responsable.

Le reste de l’investissement responsable est constitué par les autres approches basées sur des critères ESG.

Différentes approches possibles

Environnement, social et gouvernance. Ces trois critères sont généralement regroupés sous l’abréviation ESG et permettent à de nombreux fonds d’intégrer l’investissement responsable sans supporter les contraintes plus lourdes imposées par le label ISR. Différentes approches sont ici envisageables.

La première est la stratégie d’exclusion. Elle consiste à mettre à l’écart de l’univers d’investissement, les entreprises ou les secteurs considérés comme non éthiques.

Les gérants peuvent aussi adopter une approche thématique, c’est-à-dire se focaliser sur l’une des trois thématiques ESG (faible empreinte carbone, pratiques sociales…).

Enfin, une autre optique consiste à ne retenir que les meilleurs acteurs sélectionnés sur les critères ESG. On parle alors de « best in class » si le gérant choisit les meilleurs de chaque secteur, de « best in universe » s’il vise les meilleurs groupes quel que soit le secteur ou de « best effort » lorsque le gérant sélectionne ceux qui montrent une amélioration de leurs pratiques ESG.

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