Dossier Investir autrement

"Investir dans le teck est rentable et écologique"

Alternatives Interview 0

Alain Rimette, président d'Eco-Invests

Eco-Invests

Votre société propose d'investir dans le teck. Comment est née cette idée ?

A.R. : Etant dans la gestion de patrimoine depuis plus de 15 ans, j'ai constaté ces dernières années un appauvrissement des canaux d'investissement tant sur le plan de la rentabilité que de la variété de solutions offertes. Je me suis donc mis en quête de pistes nouvelles avec quatre critères de sélection : l'écologie, l'éthique, la pérennité et la rentabilité. C'est ainsi que je me suis positionné sur l'investissement dans le teck. Il est un véritable coffre-fort pour nos économies et répond aux quatre conditions requises.

Le service proposé par Eco-Invests consiste tout simplement à offrir à l'investisseur une diversification patrimoniale en devenant propriétaire de plantations de teck. Elles sont situées au Costa Rica, pays qui a engagé un vaste programme de reforestation.

Quel est le processus d'investissement ?

A.R. : Je précise tout d'abord qu'il s'agit d'un placement de bon père de famille, pour qui veut donner du sens à son investissement. Dans un premier temps, nous sélectionnons les terrains avec une analyse des sols, puis nous achetons le foncier et effectuons la plantation. Ceci permet à l'investisseur d'acheter une plantation qui comprend le foncier et les arbres.

Une fois propriétaire, l'investisseur peut soit revendre ultérieurement sa plantation (qui se revalorise généralement de 5% par an), soit attendre la vente du bois cultivé au bout de 20 ans (environ 250 arbres par hectare) obtenant ainsi une rentabilité très supérieure. Nous assurons la maintenance tout au long du contrat, ainsi que la coupe et la vente du bois.

Quel est le ticket minimal pour un tel projet ?

A.R. : Pour un 1 hectare planté avec un contrat de maintenance sur 20 ans, le prix est de 36.000 dollars tout frais compris (hors impôts fonciers de 100 dollars par an environ).

Il s'agit donc d'un contrat de droit local...

A.R. : Effectivement, l'investisseur signe un contrat avec une société que nous avons sur place. C'est cette société basée au Costa Rica qui prend en charge les services proposés à l'investisseur, administratifs et techniques.

Cette délocalisation de l'investissement n'est-elle pas un facteur de risque ?

A.R. : Sur le plan politique, le Costa Rica est une république très stable, probablement l'une des démocraties les plus abouties, avec un droit calqué sur le nôtre. Il est de surcroît l'un des rares pays dans lequel un non-résident peut devenir propriétaire du foncier, avec en main un titre cadastré. Concernant le climat, les plantations sont situées en hauteur sur la façade pacifique, donc à l'abri des cyclones et tsunamis. Enfin pour ce qui est du produit, je rappelle que le teck est un bois extrêmement résistant aux insectes et qu'il a une croissance très rapide. En 20 ans on obtient un volume équivalent à celui d'un chêne centenaire. Il est un matériau haut de gamme qui bénéficie d'une forte demande asiatique. Ce qui offre une garantie sur les prix de vente.

Vous évoquez dans votre documentation une espérance de rentabilité de 8% à 12% par an. Sur quelles bases est faite cette estimation ?

A.R. : Ces chiffres sont valables pour un investisseur conservant sa plantation pendant 20 ans, jusqu'à la coupe. Ils se basent sur une production de 200 à 250 m3 par hectare, avec un prix de vente correspondant aux cours actuels de 300 à 500 dollars le m3 (selon la qualité) revalorisés de 2% à 6% par an selon les scénarii. En ajoutant le prix de revente du foncier (+5% par an), on arrive à des taux de rentabilité annuels de 8% à 12%. Investir dans le teck est rentable et écologique

Combien d'investisseurs avez-vous d'ores et déjà convaincu ?

A.R. : Nous gérons aujourd'hui 1.300 hectares de plantations, certaines en propres et d'autres pour le compte de plusieurs dizaines de clients. L'investisseur type a une certaine surface financière puisqu'il s'engage généralement pour un budget de 100.000 dollars, soit 3 hectares.

Commentaires
Epargne
Fiche Pratique0

Assurance-vie : quid en cas de divorce ?

Selon la manière dont a été alimenté le contrat, le divorce peut conduire à un partage de sa valeur même s’il a été ouvert par un seul des deux conjoints

Lire la suite