Dossier Crise sanitaire : quelles conséquences sur vos placements ?

Assurance-vie : comment passer l’onde de choc causée par le Covid-19 ?

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Stellane Cohen, directrice générale d’Altaprofits.

Altaprofits

La crise sanitaire que nous traversons engendre une crise mondiale inédite et de fortes variations sur les marchés financiers. Les détenteurs de contrat d’assurance vie (fin 2018, on dénombre 38% de bénéficiaires et 45% des ménages français ont au moins un contrat d’assurance vie – source : Insee, septembre 2019) ont besoin d’être rassurés et accompagnés. Le monde vit au rythme des indicateurs d’évolution de la pandémie et du déplacement de l’épicentre. Quelles recommandations apporter aux épargnants ? Quelles stratégies adopter ?

Que conseiller aujourd'hui aux épargnants ?

Nous sommes aujourd’hui beaucoup sollicités par les épargnants ; nous les rassurons et nous leur rappelons les fondamentaux de l’assurance vie, ce contrat adaptatif, équipé pour traverser des marchés porteurs comme des marchés agités pour financer les projets : un compagnon pour la vie en quelque sorte !

Tout d’abord, il faut éviter de prendre des décisions sous le coup de l’émotion. Tout retrait ou arbitrage sur son contrat rendrait les moins-values réelles définitives. L’assurance vie est un placement de long terme (seul le temps permet de créer de la valeur), et ce, quel que soit son projet (préparer sa retraite, acheter un bien immobilier ou encore financer les études des enfants). Ainsi et en fonction du projet, il convient d’épargner régulièrement, de choisir soigneusement ses allocations et d’étudier l’horizon de chacun d’entre eux. L’assurance vie est une enveloppe juridique et fiscale dont la souplesse permet de répondre aux projets à court terme comme à ceux à plus longue échéance.

Autre point clé : diversifier ses placements que ce soit géographiquement, par secteur d’activité, par nature d’actif (mixer fonds euros et unités de compte) ou encore par gestionnaire ; la diversification permet de limiter les risques de perte.

Enfin et dans l’idéal, l’épargnant doit se faire accompagner par un professionnel ; il guidera dans l’ajustement du portefeuille financier et pourra même faire profiter des opportunités de marché en tenant compte du profil investisseur et du projet.

Quelles stratégies adopter pour protéger son épargne ?

L’assurance vie repose sur trois piliers. Le premier, qui a fait son succès, est le fonds en euros. Il permet de sécuriser son épargne puisque l’encours placé sur les fonds en euros est garanti par les assureurs. Néanmoins et dans les années à venir, son rendement ne permettra plus de couvrir l’inflation. D’où la nécessité de s’appuyer sur le second pilier, les unités de compte.

Les unités de compte permettent de diversifier son épargne, ce qui, sur la durée, est un gage de protection. Méfions-nous des idées reçues : non, les unités de compte ne sont pas toutes risquées. Illustration : il n’y a rien de commun entre un fonds 100% actions, un fonds diversifié et un fonds obligataire tant le niveau de risque est éloigné. Pour connaître ce dernier, il suffit de regarder l’indicateur de risque appelé SRRI (Synthetic Risk and Reward Indicator) présenté sur une échelle de 1 à 7 (7 représentant le niveau le plus risqué). Cet indicateur est consultable sur le DICI (Document d’information clé pour l’investisseur) du fonds et est présenté systématiquement avec le contrat d’assurance vie.

Autre idée reçue : l’offre d’unités de compte ne se limite pas aux marchés boursiers. Ainsi l’immobilier, « la pierre-papier », est accessible dans les contrats via les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), les sociétés civiles immobilières (SCI) ou organismes de placement collectif immobilier (OPCI).

Les contrats d’assurance vie proposent également une délégation de la gestion financière à l’assureur qui prend conseil auprès d’un professionnel de la gestion d’actifs ; c’est ce que l’on appelle la gestion pilotée. Cela peut être utile aux épargnants qui n’ont pas le temps ou l’envie de s’occuper de leur épargne. Pour les investisseurs plus avertis, il est aussi possible de retrouver dans un contrat d’assurance vie des titres vifs (actions) de valeurs cotées ou des ETF (trackers). Enfin, dernier pilier de l’assurance vie : le fonds euro-croissance qui va associer une garantie en capital au terme d’une période et une optimisation sur des support plus dynamiques.

L’assurance vie est aujourd’hui le seul véhicule qui propose toutes ces alternatives dans une seule et même enveloppe.

Les contrats sur Internet, « bien armés »

Tous les contrats du marché ne fournissent pas le même degré de solutions pour passer la crise et, plus important sans doute, pour investir efficacement. Les contrats proposés sur Internet sont particulièrement adaptés. Tout s’y fait en ligne : consultation en temps réel de son portefeuille comme gestion de son contrat. L’offre financière y est diversifiée et multi-gestionnaires. Les contrats sont gérés par des assureurs présentant des marges de solvabilité bien au-delà des exigences réglementaires. Enfin, les frais y sont moins élevés que par ailleurs, le tout avec des conseillers à fortes compétences et disponibles gracieusement par téléphone, tchat, courriel et même sur rendez-vous. Autant d’éléments décisifs et rassurants pour l’avenir !

En conclusion, dans cette période inédite, les épargnants doivent autant que possible garder le recul nécessaire en cas de fortes variations des marchés et se faire accompagner par un professionnel qui les guidera dans l’ajustement de leurs allocations !

Stellane Cohen

Le parcours de Stellane Cohen

Directrice générale, Altaprofits

Titulaire d’un DESS en gestion de patrimoine de l’Université en sciences économiques de Clermont-Ferrand ainsi que d’un Executive MBA de l’Université Paris Dauphine, Stellane Cohen a une solide expérience en matière d’épargne, de produits financiers et en gestion de patrimoine. Elle a commencé sa carrière en 1987, dans l’un des premiers cabinets en gestion de patrimoine, CAC Conseils, en tant que manager commercial. Appelée en 1995 par Norwich Union (aujourd’hui Aviva France), elle prend la direction de la distribution courtage de la région Paris Ile-de-France. En 2001, elle rejoint Generali France pour lequel elle occupe successivement différentes fonctions de direction.

En 2018, le groupe Generali lui confie la direction générale de sa filiale Cosevad, spécialisée dans la vente directe en assurance vie ; elle fait de la croissance externe un de ses principaux piliers de développement ; c’est ainsi qu’a lieu en janvier 2020 l’alliance capitalistique de Cosevad avec Altaprofits, société de e-courtage spécialisée en assurance vie et première FinTech française, dont elle assure aujourd’hui la direction générale ; elle y conjugue le digital et l’expertise patrimoniale. Entre autres mandats, Stellane Cohen est administrateur du Cercle des épargnants (association d’épargnants).

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