Dossier Le panorama des conseillers en gestion de patrimoine

Un détenteur de patrimoine sur deux est prêt à faire appel à un conseiller spécialisé

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Selon l’observatoire UFF/Ifop, le conseiller bancaire classique ne recueille quant à lui que 32% des suffrages, même s’il est globalement apprécié

Reuters

Des épargnants qui retrouvent un peu de goût pour le risque mais qui restent très majoritairement attachés à l’assurance-vie en euros et aux produits à capital garanti. Tel est ce qui ressort de l’édition 2014 de l’observatoire UFF/Ifop des Français patrimoniaux.

Rappelons que l’étude entend par « Français patrimoniaux » les personnes qui ont plus de 30.000 euros de patrimoine financier (hors immobilier) et qui comptent faire un placement financier dans les deux ans ou qui possède un bien immobilier locatif.

Ce panorama offre donc un aperçu du sentiment des détenteurs de patrimoine sur la conjoncture. Mais il permet aussi de voir vers qui ils se tournent pour gérer leurs intérêts.

Le conseiller bancaire reste prépondérant

Premier enseignement, dans la majorité des cas (52%), le conseiller bancaire classique reste actuellement l’interlocuteur principal en matière de placements. Les conseillers spécialisés (CGP, CGPI...) ne sont consultés que par 34% des sondés. Il faut dire que le rôle du conseiller bancaire est jugé satisfaisant par 80% des détenteurs de patrimoine... même si deux personnes sur trois estiment que le conseiller bancaire défend en premier lieu les intérêts de son employeur.

Les conseiller spécialisés préférés pour les placements futurs

Une bonne partie des personnes interrogées semblent toutefois prêtes à abandonner leur conseiller bancaire classique. Lorsqu’on leur parle de l’avenir, les Français patrimoniaux ne sont en effet plus que 32% à évoquer le conseiller bancaire pour gérer leurs placements (ils étaient 37% en 2013).

Ils sont aussi nombreux (31%) à envisager de se tourner vers un CGP ou un CGPI. Et en ajoutant les conseillers bancaires spécialisés, la part de Français patrimoniaux souhaitant avoir recours à un conseiller spécialisé grimpe même à 50%.

La montée en puissance des souscriptions en ligne

Autant dire que les spécialistes du patrimoine ont un réservoir de clientèle appréciable. Mais deux autres chiffres ne manquent pas non plus d’attirer l’attention dans cet observatoire. Tout d’abord, les sondés sont deux fois plus qu’en 2013 (6% contre 3%) à ne vouloir faire confiance à aucun professionnel. Enfin, 3% des détenteurs de patrimoine envisagent de souscrire seuls en ligne. Cela peut sembler encore faible, mais cette réponse est d’autant plus significative qu’elle n’était pas suggérée par le questionnaire.

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