Dossier Le panorama des conseillers en gestion de patrimoine

Assurance-vie en UC : le pari gagnant selon les professionnels du patrimoine

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Selon la version 2015 de l’enquête Patrimonia-Morningstar, 30% des conseillers financiers comptent orienter leurs clients vers l’assurance-vie en unités de comptes. L’Immobilier et l’assurance-vie en euros ont en revanche de moins en moins la cote

Reuters

Dans une semaine, les professionnels du patrimoine seront réunis à Lyon pour leur grand rendez-vous annuel, Patrimonia. Ils auront ainsi l’occasion d’échanger sur les produits et les stratégies à privilégier en 2016 pour leurs clients. En attendant, les conseillers en investissements financiers (CIF) ont déjà des idées.

Moins de pierre et plus d’UC

L’édition 2015 de l’enquête Patrimonia-Morningstar montre que les CIF comptent surtout s’appuyer sur l’assurance-vie en unités de comptes (UC). Ils sont 30% à citer cet outil, soit beaucoup plus qu’en 2012 (22%). A l’inverse, l’assurance-vie en euros recueille de moins en moins de suffrages (10% cette année contre 16% en 2012 et en 2014). La baisse des rendements le justifie aisément et les dernières statistiques de collecte montrent d’ailleurs que les épargnants ont déjà commencé à basculer des fonds en euros vers les UC.

L’immobilier (pierre ou papier) semble également avoir moins de perspectives. Certes, il est encore recommandé par 29% des professionnels. Mais ils étaient 36% dans ce cas en 2012.

Les fonds diversifiés séduisent

Si l’assurance-vie en UC fait figure de pari gagnant, elle ne constitue qu’une enveloppe. Reste donc à savoir ce que les CIF comptent recommander à leurs clients comme actifs. Pour 2016, deux grands axes se dessinent. Tout d’abord les actions des pays développés (citées par 22% des CIF contre 18% en 2014) reprennent nettement le pas sur les titres des émergents. Avec 6% des suffrages, les actions émergentes ont par exemple deux fois moins d’adeptes qu’il y a un an. L’autre  préconisation concerne les fonds diversifiés. Ils sont cités par 21% des sondés (contre 13% en 2014).

Il faut dire que pour 75% des conseillers, la flexibilité et l’adaptabilité seront les maîtres mots de la gestion de patrimoine en 2016. Avec des clients plus ouverts au risque, mais un environnement encore difficile marqué par des taux bas, il ne paraît en effet pas illogique de vouloir déléguer l’allocation à des experts.

Quid des robo advisors ?

Apparus récemment, ces outils technologiques d’aide à la construction de portefeuilles (analyse, recommandations...) divisent encore la profession. Il faut dire que si ces outils de Fintech ciblent les professionnels, d’autres visent directement le grand public. Ainsi, 23% des CIF en attendent des effets positifs pour la profession, mais 34% craignent des conséquences négatives.

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