Retour de l’inflation : une mauvaise nouvelle pour les épargnants

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La Banque de France vient de relever sa prévision. Or, les rendements des placements les plus courants ne devraient pas suivre la même pente.

Creative Commons / Ken Teegardin

L’inflation semble bel et bien de retour. Alors qu’elle a été en moyenne de 1% en 2017, le gouvernement avait bâti son budget 2018 sur une projection de 1,1%. Mais les prix pourraient progresser à un rythme plus soutenu. Récemment la Banque de France tablait par exemple sur 1,4% et elle vient de relever sa prévision à 1,6%.

Un tel niveau ne serait évidemment pas sans conséquences pour les épargnants. Rappelons en effet que l’objectif premier du rendement est de protéger le capital de l’inflation. Or, avec un taux inférieur à l’inflation, le capital perd du pouvoir d’achat.

Cette année, les épargnants risquent donc d’être pris en étau entre une inflation en hausse et des rendements stables, voire en recul. Rares semblent en tout cas les supports laissant entrevoir un gain réel.

Placements défiscalisés

Les calculs sont ici simples à effectuer. Pour faire mieux que l’inflation, un placement totalement défiscalisé devra servir au minimum 1,6% (sur la base de la projection de la Banque de France).

Le Livret A et le LDDS en seront très loin puisque leur taux restera à 0,75% jusqu’en janvier 2020 (au mieux). Autrement dit, le Livret A pourrait afficher un rendement réel de -0,85%.

Placements soumis aux prélèvements sociaux

Vous disposez d’un placement simplement soumis aux prélèvements (par exemple un PEL ouvert avant 2018) ? Il vous faudra alors obtenir 1,93% pour préserver votre capital.

Ce sera par exemple le cas avec les PEL ouverts entre 2006 et janvier 2016 puisque leur taux brut est de 2% voire 2,5%, selon la date précise d’ouverture.

On peut aussi placer dans cette catégorie l’assurance-vie en euros, sachant que seuls les prélèvements sont opérés au fil de l’eau et que les gains peuvent être exonérés d’impôt au-delà de 8 ans de contrat. Ceci étant, avec un rendement moyen attendu à 1,4%, peu de fonds devraient afficher un rendement proche de 2% cette année.

Placements fiscalisés

L’exigence de rendement sera encore un peu plus élevée pour les produits intégralement fiscalisés (livrets bancaires, PEL ouverts en 2018 ou ayant plus de 12 ans). En retenant le principe d’une imposition au prélèvement forfaitaire unique de 30%, il faudra au minimum 2,3% de rendement brut pour faire aussi bien que l’inflation une fois la fiscalité déduite.

Ce sera possible avec certains « vieux PEL ». En revanche, aucun livret bancaire ne laisse aujourd’hui espérer une telle performance.

Que faire ?

Si votre objectif est à tout prix de dépasser l’inflation, il vous faudra nécessairement regarder du côté de placements plus risqués, c’est-à-dire sans garantie sur le capital ou avec une moindre liquidité.

Précisons enfin, qu’un placement sécurisé et à faible rendement protège toujours mieux le capital de l’inflation qu’un compte courant non rémunéré.

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