Placements : comment faire mieux que l’inflation en 2014 ?

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Compte tenu de la prévision d’inflation du gouvernement (1,3%), L’Argent & Vous fait le point sur les rendements bruts à viser pour éviter de voir son capital perdre de la valeur

Reuters

Ne pas perdre d’argent... Tel est l’objectif minimal que peuvent se fixer les épargnants pour leurs placements. Cette règle de bon sens suppose donc de comparer les performances de son épargne à l’inflation, car battre l’inflation est le minimum requis pour ne pas subir une dévalorisation de son capital.

En 2014, cette question risque de redevenir d’actualité puisque le gouvernement attend un rebond de l’inflation. Il a construit son budget sur une prévision de 1,3%. Quel rendement faudra-t-il alors exiger ?

Livret A et LDD

L’absence de fiscalité facilite ici les calculs. Si l’inflation est de 1,3%, il faudra obtenir 1,3% de rendement au minimum pour maintenir son capital à flot. Pour l’heure, le taux du Livret A n’est que de 1,25%. Mais si les prix augmentent, le taux du Livret devra aussi être ajusté cet été. En supposant une inflation de 1,3% en juin (dans la moyenne annuelle), sa rémunération devrait passer à 1,5%.

Il offrirait alors un taux moyen de 1,35% sur l’année. Soit à peine plus que l’inflation.

PEL

Avec 2,5% bruts et 2,11% nets de prélèvements, le PEL offre un peu plus de marge de manœuvre par rapport à l’inflation. Si cette dernière ressort à 1,3% sur l’année, le PEL servira alors un rendement réel de 0,81% en 2014.

LEP

Réservé aux ménages les plus modestes, le LEP est actuellement à 1,75% net. Son taux pourrait de surcroît monter cet été dans le sillage du Livret A en cas de rebond de l’inflation. En imaginant un LEP à 2% à partir d’août (avec une inflation de 1,3% à fin juin), les épargnants obtiendraient 1,85% sur l’année, c’est-à-dire 0,55% de plus que la prévision d’inflation du gouvernement

Assurance-vie

Les calculs deviennent ici plus incertains car la fiscalité dépend de l’ancienneté du contrat. Mais en prenant le cadre applicable après 8 ans (7,5% d’impôt et 15,5% de prélèvements), il faudra tabler sur 1,69% de rendement (hors abattements) pour faire mieux que l’inflation. Or, les experts attendent en 2014 une performance moyenne de 2,5% à 2,7% pour les fonds en euros.

Intérêts fiscalisés

Concernant les livrets fiscalisés, les comptes à terme ou les placements obligataires, il convient d’intégrer l’imposition au barème en vigueur depuis 2013. Pour un ménage imposé à 14%, la pression fiscale sur les intérêts est par exemple de 28,8%. Autrement dit, il faudra s’assurer un rendement brut de 1,83% pour égaler une inflation de 1,3%.

Dans la tranche à 30%, l’exigence de rendement est naturellement plus élevée. Elle passe à 2,31% bruts.

Actions

Il y a ici deux moyens de mesurer la performance : la plus-value et les dividendes. Pour la plus-value, l’exigence de rendement dépend étroitement du cadre fiscal. Or, chaque cas étant particulier, il est impossible d’établir des calculs fiables.

Quant à ceux qui comptent avant tout sur les dividendes, ils doivent intégrer l’impact de l’imposition au barème. Dans la tranche à 14%, un rendement brut du dividende de 1,69% (dividende sur prix d’achat) suffira à revaloriser le capital au niveau de l’inflation. Dans la tranche à 30%, le rendement devra être de 1,9%.

Immobilier locatif

Là aussi la plus-value latente et le cadre fiscal sont déterminants. Mais pour simplifier les calculs, on peut se placer dans le cas d’un investisseur détenant un bien en direct sous le régime du micro foncier (30% d’abattement sur les loyers). Si cet investisseur est imposé dans la tranche à 30%, il lui faudra au minimum un rendement locatif de 2,05% pour que son placement lui rapporte plus que l’inflation (hors plus-value).

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