Le patrimoine financier des Français sur le point de dépasser les 6.600 milliards d’euros

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Globalement, le surplus d’épargne financière accumulé depuis la crise sanitaire ne diminue pas.

Reuters

151 milliards d’euros : c’est l’estimation par la Banque de France du surplus d’épargne financière accumulé par les ménages entre le premier trimestre 2020, période qui correspond au début de la crise sanitaire, et le premier trimestre 2022.

Le choc de l’inflation favorise aussi l'épargne de précaution

Dans son dernier observatoire de l’épargne réglementée, la Banque de France ajoute que ce surplus ne diminue pas depuis le troisième trimestre 2021. Autrement dit, les ménages ont beau retrouver un niveau de consommation normal, ils ne désépargnent pas pour autant. Même s’il est encore un peu tôt pour le mesurer, le choc de l’inflation ne semble pas non plus bouleverser ces équilibres car même si certains ménages sont contraints de diminuer leur épargne pour maintenir leur niveau de consommation face à la baisse de leur pouvoir d’achat, d’autres peuvent augmenter leur épargne pour maintenir la valeur réelle de leurs encaisses monétaires. Globalement, le contexte d’incertitude actuel semble d’ailleurs plutôt favoriser un maintien de l’épargne de précaution.

L’assurance vie en première ligne

Il n’y a qu’à voir le magot déposé par les Français sur les produits d’épargne réglementée : 834 milliards d’euros à fin 2021 dont 450 milliards sur le livret A et le LDDS et 291 milliards sur le PEL. Cela représente 14% du patrimoine financier des ménages, estimé à presque 6.600 milliards d’euros au 31 décembre 2021. En ajoutant aux livrets et PEL les numéraires et dépôts qui dépassent 1.000 milliards, on arrive à 1.934 milliards d’euros, soit 29% du patrimoine des Français. Les placements totalisant le plus d’encours sont quand même les régimes d’assurance-vie et non-vie, concentrant 34% du total pour un montant de 2.261 milliards à fin 2021. Le troisième poste (29%) est constitué des actions et parts de fonds d’investissement avec 1.891 milliards.

L’essor du LEP

Avec un rendement de 2% (à compter du 1er août) appelé à augmenter encore en février 2023, Livret A et LDDS devraient continuer à prendre du poids cette année et au moins jusqu’au premier semestre 2023. A l’inverse, le PEL devrait voir ses encours diminuer car les dernières générations rémunérées à seulement 0,7% après fiscalité sont désormais très peu attractives. Livret A et LDDS vont cependant connaître une concurrence de la part du Livret d’épargne populaire (LEP) car les ménages aux revenus modestes éligibles ont tout intérêt à détenir ou abonder ce livret rémunéré à 4,6% (à compter du 1er août) et probablement à plus de 6% à partir du 1er février 2023.

L’encours du LEP n’était que de 38,3 milliards d’euros en 2021 et 43% de ces livrets dépassent déjà le plafond réglementaire qui est limité à 7.700 euros. Selon la Direction générale des finances publiques, près de 18,6 millions d’individus étaient éligibles au LEP à fin 2021 alors que le nombre de détenteurs n’était que de 7,3 millions à fin avril 2022. Autrement dit, près de 11 millions de personnes pourraient théoriquement ouvrir un LEP.

Commentaires (3)
  • a1039
    a1039posté le 20.07.2022 à 17:36

    Si on a 1 livret A et un PEL assez bien rempli et un peu d'assurance-vie, on est déjà au-dessus de la moyenne qui en résulte (100 000€). On peut même être étonné que ce soit si peu.

  • Utilisateur2162532
    Utilisateur2162532posté le 20.07.2022 à 16:23

    Mais oui, tout ça grâce à l immobilier, la bulle va vite éclater, et les français seront beaucoup moins riche.

  • Le Vénitien
    Le Vénitienposté le 20.07.2022 à 16:26

    On parle d'épargne financière, toi y en a pas comprendre ?