Epargne : l’inflation risque de pénaliser les rendements en 2018

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La Banque de France prévoit un pic d’inflation à 2% cette année. Un niveau que nombre de produits d’épargne auront du mal à égaler.

Reuters

Ces dernières années, les épargnants ont du se contenter de rendements de plus en plus faibles. En retour, ils ont toutefois bénéficié d’une inflation au plancher. Ainsi, les rendements réels ont pu rester légèrement dans le vert. En 2016 par exemple, le Livret A n’a rapporté que 0,75%. Mais du fait d’une inflation de 0,2%, un capital placé sur un Livret A a gagné 0,55% de pouvoir d’achat au cours de l’année.

Un virage a néanmoins été amorcé en 2017 et cette année, la situation risque d’être nettement plus défavorable pour les épargnants. Dans ses dernières projections, la Banque de France dit en effet prévoir un rebond de l’inflation à 2% (notamment en raison des prix de l’énergie et taxes sur les carburants).

Concrètement, les épargnants obtenant des rendements nets inférieurs à ce niveau verront donc leur capital perdre en pouvoir d’achat.

Livret A

C’est une certitude, le taux du Livret A restera à son niveau actuel jusqu’en 2020. Il ne servira donc que 0,75% en 2018. Avec 2% d’inflation, le rendement réel sera donc largement négatif (-1,25%).

Assurance-vie en euros

Selon les dernières projections de Good Value for Money, les fonds en euros devraient afficher une performance moyenne comprise entre 1,4% et 1,8% cette année, soit moins que l’inflation attendue par la Banque de France. De surcroît, il s’agit là d’un pronostic de rendement brut, c’est-à-dire avant prélèvements sociaux (17,2%).

En net, les rendements seraient dès lors compris entre 1,16% et 1,49%, aboutissant à des taux réels de -0,51% à -0,84%.

Avec 2% d’inflation, un capital placé sur un fonds en euros ne sera protégé que si le rendement brut dépasse 2,41%.

Placements soumis au prélèvement forfaitaire unique

Pour les supports intégralement fiscalisés (livrets ordinaires, nouveaux PEL…), l’exigence de rendement sera encore plus haute. Un placement soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30% devra servir au minimum 2,86% pour protéger le capital de l’inflation.

A titre de comparaison, un PEL ouvert en 2018 offre par exemple 1% de rendement brut, tout comme les meilleurs livrets ordinaires.

Et après ?

Pour 2019 et 2020, la Banque de France table respectivement sur 1,5% et 1,8% d’inflation. L’évolution des prix va donc redevenir un enjeu majeur pour les épargnants dans les prochaines années.

Commentaires (3)
  • stephoctroi
    stephoctroiposté le 02.07.2018 à 16:00

    impôt
    déguisé sur l'épargne mais le petit s'en fout , il n'est pas conseillé par des gestionnaires de patrimoine....le peu qu'il a , il le perd...

  • cg2046
    cg2046posté le 15.06.2018 à 13:19

    Les épargnants et les plus petits d' entre eux sont spoliés, on en attendait pas moins du banquier de chez Rothschild. Mais là ça va se compliquer car les salaires ne vont pas augmenter au même rythme que l' inflation, voire stagner ou régresser. Les retraités, citoyens de seconde zone, avec retraites bloquées et matraquage csg ne vont pas pouvoir plus longtemps supporter le fardeau de faire tourner l' économie au travers de l' aide intergénérationnelle. Résultat du cocktail explosif : baisse de la consommation, ralentissement de l' activité économique et explosion du chômage. Youpi !

  • gilopero
    giloperoposté le 15.06.2018 à 12:38

    C’est une certitude, le taux du Livret A restera à son niveau actuel jusqu’en 2020. Il ne servira donc que 0,75% en 2018. Avec 2% d’inflation, le rendement réel sera donc largement négatif (-1,25%).

    Politique de banquier MACRON cible ,ce sera les classes pauvres qui seront taxés encore ,ils perdront encore du pouvoir d'achat

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