Actions : les dividendes réalisent une part non négligeable de la performance

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Depuis 2011, et selon la période étudiée, 35% à 40% de la rentabilité globale a été obtenue grâce aux dividendes.

Reuters

Lorsqu’il s’agit des scruter la performance des actions, la plupart des épargnants ont les yeux tournés vers le CAC 40. Cependant, cet indice (comme beaucoup d’autres) donne une vision tronquée de la situation. Il ne mesure en effet que l’évolution des cours, laissant de côté les dividendes dont l’apport est pourtant loin d’être négligeable.

Prenons l’exemple de 2017. Le CAC 40 a progressé de 9,26%. Mais il ne faut pas oublier que les dividendes ont aussi offert un rendement correspondant à 3,6% de la capitalisation moyenne. D’où une performance réelle bien supérieure à 10%.

40% de la performance sur 6 ans

L’apport des dividendes dans la rentabilité globale peut d’ailleurs être aisément mesuré grâce à l’indice CAC GR, c’est-à-dire l’indice qui intègre des dividendes réinvestis.

En regardant les indices sur 5 ans glissants (soit de début février 2013 à début février 2018), il apparaît que les actions du CAC 40 ont gagné 46,8%. Mais dividendes réinvestis, la performance a été de 73,5%. On peut donc dire que les dividendes ont contribué aux gains à hauteur de 37%.

En remontant plus loin en arrière, la part des dividendes est un peu plus élevée. De fin 2011 à fin 2017 (soit 6 ans), le CAC 40 a progressé de 68,1%. Mais dividendes réinvestis, sa performance a été de 113%. D’où une répartition des gains de 60/40.

Un plus indéniable

Bien entendu,  les lecteurs les plus observateurs remarqueront que l’analyse est quelque peu biaisée dans la mesure où un dividende réinvesti profite lui aussi de la hausse des cours les années suivantes. L’écart entre le CAC GR et le CAC 40 ne peut donc être intégralement attribué au seul paiement de dividendes. Il s’explique aussi par le phénomène de capitalisation.

Regardons alors ce qu’aurait obtenu un investisseur ayant placé 100 euros sur le CAC 40 fin 2011 mais ayant choisi de ne pas réinvestir les dividendes reçus.

En revendant ses titres fin 2017, il aurait encaissé 68,10 euros de gains du seul fait de la hausse des cours. Il aurait de surcroît obtenu au cours des 6 ans écoulés 38,35 euros de dividendes (sur la base des rendements moyens de l’indice).

Il aurait donc gagné au total 106,45 euros, dont 36% grâce aux dividendes. Quel que soit l’angle d’analyse retenu, le dividende apparaît donc bien comme un facteur de performance à ne pas négliger.

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