Tesla : Elon Musk est devenu l’homme le plus riche du monde devant Jeff Bezos

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« How strange », « Que c’est étrange », a tweeté hier Elon Musk dans un élan cabotin en constatant qu’il était devenu l’homme le plus riche de la planète.

Reuters

Elon Musk est devenu l’homme le plus riche de la planète grâce à Wall Street. La fortune du patron de Tesla, évaluée hier soir à la clôture de la bourse de New York à 195 milliards de dollars, a en effet dépassé de 10 milliards de dollars celle du fondateur d’Amazon Jeff Bezos qui occupait la première place du classement du Bloomberg Billionaires Index depuis octobre 2017, et dispose d'une richesse de 185 milliards de dollars au 7 janvier.

Une capitalisation boursière supérieure à celle de Facebook

L'action Tesla s'est envolée de près de 8% jeudi pour atteindre 816,04$ (en hausse de plus de 86$ sur quatre séances), faisant passer la valorisation de l'entreprise à 767 Md$, soit à la sixième place mondiale des capitalisations boursières devant Facebook à 765 Md$.

Autant dire que Tesla est partie déjà loin, très loin, devant celle du n°1 du secteur automobile Toyota (moins de 212 Md$), pesant à elle seule plus que les autres grands constructeurs mondiaux réunis (Toyota, Volkswagen, Daimler, General Motors, BMW, Honda, Ford, FCA, Ferrari...) alors même que l'entreprise n'a pas livré un demi-million de véhicules en 2020.

Une fortune bâtie à Wall Street

Avec sa trajectoire boursière ubuesque en 2020, l’ascension de Musk au podium des milliardaires de la planète aura été fulgurante : possédant quelque 193,3 millions d’actions, représentant 20,7% du capital de l’entreprise (chiffres au 31 décembre), l'entrepreneur de 49 ans a vu sa fortune croître de près de 160 Md$ sur la seule année 2020 alors qu’elle n’atteignait "que" 27 Md$ début 2020 lorsqu'il patientait dans un modeste "top 50" des richissimes.

743% de hausse en 2020

L'année dernière, le titre a été catapulté de 743% (passé de 86$ à 705$) en 2020 malgré un stock split à un ratio de 5/1 en août, le krach boursier de mars, et au prix de séances très volatiles. Cerise sur le gâteau, le trublion de l’électrique a fait son entrée dans le S&P 500 le 21 décembre, engrangeant un volume d’échanges jamais observé dans l’histoire de l’indice américain.

Depuis, rien ne semble pouvoir arrêter sa fièvre haussière : cette semaine, ni la remontée des cas de coronavirus et l’apparition de nouvelles variantes, ni le retour de mesures de confinement, ni même une transition présidentielle américaine sous haute tension n’ont entamé l’appétit des investisseurs pour la valeur extra-terrestre.

Et ensuite ?

Aujourd'hui, les observateurs n’ont jamais été aussi indécis sur sa destinée boursière : « La valeur de l’action Tesla pesant plus de mille fois ses bénéfices, il n’existe plus vraiment de zone de prix de référence », souligne Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marché d’IG France. Le titre se situe à un carrefour où l’on a mal à définir ce qui relève de la pure spéculation sur les produits dérivés et ce qui repose sur une vision de long-terme relative à l’avenir du marché du véhicule électrique et de ses équipements. »

Difficile tout de même d’ignorer l’aspect « bulle spéculative » dans « la trajectoire inédite de Tesla sans pause ni consolidation ». « Car même si le futur de l’électrique tient ses promesses, notamment en Chine, la concurrence des autres constructeurs, malgré des marges plus faibles, ne doit pas être sous-estimée », prévient le spécialiste.

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