Quand les livrets bancaires ne protègent plus de l’inflation...

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La rémunération moyenne des livrets fiscalisés a chuté à 1,2%. Déduction faite des impôts et des prélèvements, le taux net tombe au niveau de l’inflation, voire en dessous

Reuters

Les détenteurs de Livret A pestent depuis cet été contre la faible rémunération qui leur est offerte. Reste qu’avec 1,25% net actuellement, le Livret protège encore de l’inflation (0,8% en moyenne cette année). Nos calculs récents montrent même qu’avec un taux moyen de 1,59% en 2013, le Livret devrait servir 0,79% net d’inflation sur l’année... Soit plus qu’en 2012.

Du côté des livrets ordinaires, la situation est en revanche bien plus inquiétante. D’après les chiffres de la Banque de France (BdF), le taux moyen de ces livrets bancaires soumis à l’impôt est tombé à 1,20% en octobre. Un record sur les 10 ans d’historique fournis par la BdF, sachant que le point bas était jusqu’ici de 1,22% (en juillet 2010).

1% à peine après prélèvements sociaux

Difficile avec une telle rémunération de protéger son capital. En retirant simplement les prélèvements de 15,5%, le taux tombe déjà à 1,01%. Seuls les ménages non imposés ou très faiblement imposés peuvent donc espérer dans ces conditions battre l’inflation (de 0,8% en moyenne cette année).

Dès la tranche à 14%, la rémunération nette tombe en effet à 0,85%. Quant à ceux qui sont soumis au taux marginal de 30%, un livret au taux moyen du marché ne peut actuellement laisser espérer plus de 0,67% de rendement net.

Certes, on peut y voir un simple trou d’air. Il est vrai que depuis le début de l’année, le taux des livrets affiche une moyenne un peu supérieure : 1,43%. Il n’empêche que même à ce niveau, un ménage imposé à 30% ne peut obtenir plus que l’inflation puisque le taux net d’impôt et de prélèvement ressort alors à 0,8%.

Se montrer sélectif

Opter pour un livret bancaire impose donc de se montrer actuellement très sélectif. Il en effet possible de trouver des offres plus généreuses (par exemple 2,2% de taux de base pour le livret Distingo de PSA ou 1,9% pour le livret Zesto de Renault).

Une autre solution consiste à pratiquer le « saut de livrets », c’est-à-dire à faire passer son épargne sur plusieurs livrets pour profiter des offres promotionnelles temporaires (autour de 5% actuellement). Une pratique qui nécessite toutefois une gestion serrée de ses fonds et se révèle à l’usage assez contraignante.

Commentaires (1)
  • mleon1
    mleon1posté le 04.12.2013 à 14:02

    Ce n'est qu'un début puisque les banquiers centraux des Etats ont su faire payer leurs emprunteurs à court terme , ou taxer des déposants pour payer la facture de faillite,telle celle de Chypre.