Pour trouver un CGP, les Parisiens ont plus de choix que les provinciaux

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Selon les données d’Apredia, on compte 1 cabinet de CGP pour 13.300 habitants alors qu’en province la proportion est de 1 pour plus de 25.000 habitants…

Reuters

Les Français ne sont pas égaux face au conseil financier. Le dernier Livre blanc d’Aprédia sur les CGPI (conseillers en gestion de patrimoine indépendants) en donne un aperçu. Ce travail fait apparaître un maillage du territoire par la profession très inégal.

60% des CGP dans quatre anciennes régions

Premier constat, l’Ile-de-France regroupe plus de 30% des CGPI français alors que la région ne représente « que » 18% de la population. Au-delà de la région parisienne, il apparaît d’ailleurs que la profession se concentre sur un nombre limité de territoires.

Avec l’Ile-de-France, les anciennes régions Rhône-Alpes et Paca accueillent 55% des CGPI du pays (pour 35% de la population). Et en ajoutant l’Aquitaine, la proportion monte à 60,2%. Il est d’ailleurs à noter que le temps n’y change rien. Il y a quatre ans, les chiffres étaient sensiblement les mêmes.

Un rapport de 1 à 2 entre l’Ile-de-France et la Province

Il n’est certes pas insensé que les conseillers en patrimoine ciblent en priorité les zones à forte activité économique où se trouvent a priori les plus importants réservoirs de richesses. Pour les clients, cela a en revanche des conséquences en termes d’offre de services.

Avec un peu plus de 900 cabinets dans leur région, les Franciliens ont évidemment un large choix. Ramené à l’échelle de la population, cela donne un cabinet pour 13.300 habitants. A titre de comparaison, la province doit se contenter de 1 cabinet pour 25.650 habitants, soit une densité deux fois moins élevée.

1 CGP pour 3.873 habitants à Paris

Dans le détail, les écarts s’avèrent même bien plus importants encore. Dans la ville de Paris, l’offre est par exemple de 1 cabinet pour 3.873 habitants. Les habitants du département des Alpes-Maritimes sont également mieux servis que la moyenne avec 1 CGPI pour 7.735 personnes, tout comme ceux du Rhône (Lyon) avec un cabinet pour 10.625 habitants. La proportion est à peine moins favorable en Haute-Garonne (1 pour 10.840) et dans les Hauts-de-Seine (1 pour 12.000).

A l’inverse, certains territoires sont quasiment désertés par les professionnels du patrimoine. L’Ariège, le Gers, le Lot, le Territoire de Belfort ou l’Indre ne comptent qu’un seul CGPI chacun. D’où des densités d’implantation très faibles, variant de 1 CGPI pour 147.500 habitants à 1 CGPI pour 236.000 habitants).

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