Placements : Internet gagne du terrain sur l’agence bancaire

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Selon l’AMF, 29% des internautes gèrent leurs placements en ligne. Et la proportion grimpe même à 37% chez ceux qui ont souscrit au moins un produit depuis 2010

Reuters

Robo-advisors, conseillers en ligne, simulateurs… En matière de placements, l’offre de services sur Internet s’est considérablement développée ces dernières années. Mais les Français sont-ils prêts à passer au tout numérique ou préfèrent-ils encore le contact physique ? Les résultats d’une étude de Médiamétrie/Net Ratings pour l’AMF montrent que l’usage du web est déjà entré dans les mœurs de beaucoup d’épargnants.

Une source de documentation pour une personne sur quatre

Lorsqu’il s’agit de se documenter sur les placements, 26% des internautes se tournent en priorité vers le web. Certes, l’agence bancaire est encore devant. Ce canal est privilégié par 41% des internautes détenteurs de placements. Mais l’AMF souligne qu’Internet atteint un score de 35% chez les souscripteurs récents (ceux qui ont souscrit un produit après 2010).

Les recherches en ligne visent plus particulièrement les actions (48%) et les instruments spéculatifs comme les warrants ou les options binaires (39%). L’assurance-vie est un peu moins concernée (22%).

Un gain de temps pour gérer ses placements

De la même façon, l’acte de souscription reste majoritairement effectué en agence. 88% des personnes interrogées ont souscrit au moins un produit en agence. Mais 25% de l’échantillon est aussi passé par Internet pour au moins un produit. Dans certains domaines, le web a même déjà pris le dessus. C’est le cas pour les achats directs en actions avec 50% de souscripteurs en ligne et 40% en agence.

Mais c’est surtout en matière de gestion courante des placements que le web s’impose le plus clairement. Parmi les souscripteurs récents, 37% indiquent passer par Internet pour ce type d’opérations (consultation, arbitrages, passages d’ordres…). Autrement dit, le web n’est pas loin de supplanter l’agence bancaire (39%) et a déjà pris ses distances avec les courtiers (17%).

Ceux qui ont sauté le pas mettent en avant la souplesse en matière d’horaires (52%) et le gain de temps (52% également). Les frais moins élevés apparaissent ici secondaires, même s’ils sont cités dans 30% des cas.

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