Malgré l'inflation, les ménages continuent d'épargner

Tendance Actu 0

... mais la valeur de leur patrimoine financier s'est un peu érodée, montrent les données du 1er trimestre 2022 de la Banque de France.

Reuters

En dépit de l’inflation – et dans le contexte anxiogène de la guerre en Ukraine – les ménages français ont continué d’alimenter leurs bas de laine au premier trimestre, montrent les statistiques de la Banque de France publiées cette semaine. 39,9 milliards d’euros ont ainsi été placés sur leurs supports financiers, comptes bancaires et livrets d’épargne entre le début du mois de janvier et la fin mars, portant l’épargne totale nationale à 5.870 milliards d’euros.

Ce flux est en progression de 8,9 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent. Il tient principalement à une hausse des montants placés sur les dépôts à vue (comptes courants) et sur les livrets d’épargne réglementés (8,3 milliards après -0,2 milliard au 4e trimestre 2022), à la faveur de l’augmentation du rendement du livret A, passé à 1% le 1er février. A l’inverse, les Français ont moins alimenté les fonds en euros de leurs contrats d’assurance vie, d’épargne retraite et ont également acheté moins d’actions.

Un taux d'épargne toujours supérieur à 2019

En valeur, leur épargne a toutefois baissé, en raison de l’impact de la baisse des cours de la bourse sur les actions et les produits d’assurance vie. Ainsi, si davantage d’argent a été placé, la valeur de l’épargne nationale a baissé de 155 milliards par rapport au trimestre précédent.

En conséquence, le taux d’épargne moyen des ménages est passé de 18,3% à 17,1%. Celui-ci était monté à 19,6% en 2021, les confinements successifs et la fermeture de certains commerces avec l’arrivée de la pandémie de Covid ayant entraîné un effet "épargne contrainte" auprès des ménages.

A un peu plus de 17% toutefois, ce taux d’épargne, qui demeure le 2e plus haut d’Europe derrière l’Allemagne (à près de 21%), reste encore au-dessus des niveaux observés avant la pandémie.

Baisse attendue des flux placés au 2e trimestre

Pour le 2e trimestre 2022, les premières données de la Banque de France font état d’un petit ralentissement des dépôts bancaires rémunérés (10,7 milliards après 12,8 milliards), de l'épargne réglementée (3,1 milliards d'euros contre 8,3 milliards au T1), et d’un flux net de nouveau négatif pour les fonds en euros des contrats d'assurance-vie (-3,6 milliards). Les flux des placements d'assurance-vie en unités de compte gagnent pour leur part un peu de terrain (11,7 milliards après 10,6 milliards T1).

Commentaires (1)
  • claudelouis
    claudelouisposté le 12.08.2022 à 23:29

    Contrairement aux suppositions des journalistes; si les individus veulent épargner ce n'est pas par Placement de confort mais pour essayer de se protéger un peu plus sur le futur vu les craintes concernant les dirigeants qui nous font supposer un futur des plus hasardeux !!!...