Les PER ont drainé plus du tiers des cotisations de retraite supplémentaires en 2020

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Les données de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) confirment le succès rapide des Plans d’épargne retraite.

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Lancés fin 2019 en remplacements des PERP, article 83, Madelin, ces supports ont rapidement attiré les ménages grâce à leur fiscalité attractive, dans une période de restrictions sanitaires marquée par un fort niveau d’épargne.

C’est ce que confirment des données de la DREES pour l’année 2020 qui viennent de compléter les statistiques publiques en open data sur la retraite supplémentaire (correspondant aux cotisations privées des ménages hors complémentaires retraites)

D’après la DREES, les cotisations versées par les Français au titre d’une retraite supplémentaire ont atteint 16,4 milliards d’euros en 2020, un montant en hausse de plus de 20% par rapport à 2019, qui s’explique essentiellement pour le développement du PER individuel, qui a représenté un quart de la totalité de ces cotisations.

48% des versements des PER ont concerné les plans individuels

A fin 2020, 4,1 Md€ avaient été versés sur ces dispositifs individuels (48% des versements des PER), et 1,52 Md€ sur les PER d’entreprise.

Tous PER confondus, les cotisations de ces placements ont ainsi drainé plus du tiers des placements de retraite supplémentaires en 2020.

Les données de 2021 ne sont pas encore connues, mais on peut s’attendre à ce que les versements sur les PER représentent la majorité des encours versés, tant l’adhésion à ces supports s’est confirmée l’année dernière.

D’après les chiffres communiqués par France Assureurs (ex-Fédération française de l’assurance), à fin 2021, 2,6 millions de Français avaient souscrit un PER auprès d’une société d’assurance pour un encours de 29,6 milliards d’euros. À fin septembre 2021, 4,3 millions de Français détenaient un PER pour un encours de 48,5 milliards d’euros, dont un peu plus de la moitié auprès d’un assureur.

Mais Bruno Le Maire avait également dénoncé les frais excessifs pratiqués par les banques sur ces contrats, qui atteindraient en moyenne 3,18% par an, selon un rapport du Comité consultatif du secteur financier (CCSF). Bercy a promis un accord de place avec le secteur « d’ici au début de l’année 2022 ».

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