Les investissements des familles fortunées ont bondi de près de 30% en 2021

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La transmission de leur patrimoine et la protection de leurs familles sont restées en tête des priorités d'investissement des grandes fortunes françaises l'année dernière.

Barnes

Après une année 2020 stable malgré la crise du coronavirus, les grandes fortunes françaises ont réinvesti massivement sur les marchés financiers l'année dernière.

Les investissements des très riches contribuables ont enregistré une progression de 29% en 2021, selon les données relevées par l’Association française du Family Office (AFFO), qui représente les structures françaises de gestion de patrimoine dédiées aux familles ultra-fortunées.

D’après ce baromètre annuel, réalisé par OpinionWay, la sensibilisation des grandes fortunes à la transmission de leur patrimoine a été amplifiée en 2021 (70% contre 59% en 2020), comme la protection de leur famille (61% contre 59% en 2020) tandis que l’impact de la Covid dans leur choix d’investissement a été logiquement moins marqué qu'en 2020.

Dans un environnement de marché bien différent, ce sont surtout la faiblesse des taux d’intérêt, la politique des banques centrales, mais aussi l’inflation et la forte valorisation des actifs cotés qui ont principalement guidé leurs arbitrages.

Progression des actions cotées

Du côté des supports privilégiés par les riches épargnants, l’appétence pour les actions cotées reste dominante (25% des investissements), en rebond de 5 points, suivie du private equity (19%, en baisse d’un point par rapport à 2020) et de l’immobilier d’investissement (18%, stable).

L’assurance-vie et la trésorerie restent stables avec respectivement 12% et 11%. Les autres actifs tangibles restent stables avec 4%. La dette cotée, la dette non cotée, les fonds alternatifs perdent deux points, la philanthropie perd un point, et l’art reste stable.

Portées par leur valorisation spectaculaire l’année dernière, les cryptomonnaies font leur entrée et représentent 1% des investissements, indique le baromètre.

Recul des profils "prudents"

Concernant les profils d’investisseurs, le baromètre de l'AFFO démontre qu’en 2021, les "équilibrés" reviennent au niveau de l’année 2019 et représentent 64% des investisseurs, en hausse de huit points par rapport à 2020.

Les profils prudents, qui avaient bondi de 5% en 2020 dans le contexte de la crise sanitaire et de la forte volatilité des marchés, reperdent du terrain (13%, moins 10%). Les profils dynamiques restent stables (16%), tandis que les profils offensifs sont en hausse de 2% (7%), se rapprochant du niveau enregistré en 2019 (11%).

Quant à l’année 2022, l’AFFO se refuse pour l’instant à partager toute projection : « L’évolution récente du contexte politique et ses impacts sur l’économie et la finance mondiale rendent les résultats de l’enquête sur les investissements des familles, réalisée entre janvier et mars 2022, inexploitables. »

Et 2022 ?

L’invasion russe en Ukraine, fin février, combinée à une inflation plus importante que prévu, ont rendu les perspectives de comportement des investisseurs fortunés délicates.

La prudence a sans doute dominé dans les choix d'allocations d’actifs de beaucoup d'entre eux sur cette première partie de l’année, comme le suggère le comportement des épargnants faisant appel à des conseillers en gestion de patrimoine – une catégorie d’investisseurs aisés, mais pas forcément ultra-riches - qui ont privilégié des arbitrages peu risqués au 1er trimestre.

Selon le courtier Nortia, la collecte brute en assurance vie opérée par leurs conseils en gestion de patrimoine sur cette période a ainsi été majoritairement placée sur les fonds en euros au détriment des unités de compte. Toujours attractif en période de crise, l'immobilier (d’investissement) a également bien résisté. Et si les volumes sur les comptes-titres sont restés dynamiques, les OPCVM ont décroché de 25%, quelles que soient les classes d’actifs : les CGP sont demeurés attentistes en laissant plus de cash sur les comptes-espèces ou ont privilégié les produits structurés pour mieux "maîtriser" la volatilité des marchés.

Commentaires (4)
  • Utilisateur2150802
    Utilisateur2150802posté le 17.05.2022 à 12:37

    Cet article démontre s il le fallait ,que en France on a besoin de plus en plus de riches qui investiront pour créer de l emploi et que le Melanchon et ses complices sont des tueurs d emploi en voulant chasser les riches et leurs richesses du pays en les ponctionnant toujours plus !!!!

  • Utilisateur30802
    Utilisateur30802posté le 17.05.2022 à 14:19

    Vous croyez vraiment à ce que vous dites. Si oui je vous plains. Lol !!!!!!

  • OSTERMANN
    OSTERMANNposté le 17.05.2022 à 18:19

    C'est vous qui êtes à plaindre Utilisateur30802, util215 a entièrement raison, Fr. Hollande avait dit à l'époque, "l'argent est mon ennemi", résultat, 1 million de chômeurs en plus dans son quinquennat, car les riches ont quitté la France. Appauvrir les riches pour enrichir les pauvres est une utopie. Une formation en économie vous ferais le plus grand bien.

  • Utilisateur2150802
    Utilisateur2150802posté le 17.05.2022 à 21:43

    Vous etes complice ? Inconscient? Égoïste ? En tout cas sclérosé du bulbe!!!!