Les Français ont beaucoup épargné en janvier

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Malgré des rendements faibles, les flux orientés vers le Livret A, le LDDS et l’assurance-vie ont atteint 7 milliards d’euros. Du jamais vu depuis 2013.

Reuters

Janvier est traditionnellement favorable à l’épargne. En moyenne, depuis 2011, le premier mois de l’année a en effet contribué à hauteur de 22% aux flux annuels dirigés vers les Livrets A, les LDDS et l’assurance-vie. Les « bas de laine » profitent très certainement en cette période des primes et avantages divers versés en fin d’année.

Un bond en avant

C’est donc sans grande surprise que ces supports ont enregistré une collecte largement positive début 2019. Mais cette année, force est tout de même de constater qu’une nette accélération a eu lieu. Aux 4,73 milliards d’euros reçus par le Livret A et le LDDS, l’assurance-vie est venue ajouter 2,3 milliards d’euros (données FFA). Ainsi, la collecte nette de ces outils familiers des épargnants a atteint 7 milliards d’euros en janvier.

Sur un an, la progression est de 11% et sur deux ans, elle est de 86%. Il faut plus précisément remonter à 2013, soit six ans en arrière, pour trouver mieux. La collecte cumulée avait alors été de 14,5 milliards d’euros.

L’option la moins mauvaise

Alors que l’inflation est attendue à 1,3% cette année, on peut en tout cas s’interroger sur ce succès. Prélèvements sociaux déduits, l’assurance-vie en euros risque de ne pas atteindre ce niveau. Quant au Livret A, avec un taux calé à 0,75% jusqu’en 2020, il sera loin du compte.

Il faut toutefois rappeler que les épargnants qui ne souhaitent pas prendre de risque n’ont guère d’alternative. Du côté de l’épargne de précaution, les livrets bancaires ordinaires proposent en moyenne une rémunération de base de 0,32%, soit 0,22% net. Le Livret A et le LDDS peuvent donc faire figure de moindre mal et valent toujours mieux qu’un compte non rémunéré.

Concernant l’épargne sécurisée à un horizon un peu plus lointain, l’assurance-vie en euros n’est pas non plus la plus mal placée. Longtemps mis à profit pour son attractivité, le PEL n’offre plus que 1% brut (pour les plans ouverts depuis août 2016). Pire, les intérêts des plans ouverts depuis début 2018 sont même imposés au PFU, ce qui fait baisser leur taux net à 0,7%.

Dans leurs segments respectifs, le Livret A, le LDDS et l’assurance-vie en euros restent donc des solutions incontournables… bien qu’imparfaites.

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