L’épargne Covid ne désenfle pas

Tendance Actu 0

Le niveau d’épargne des Français reste toujours supérieur à la « normale » malgré le retour de la croissance…

En dépit d’une reprise économique plus rapide que prévu au 2e trimestre, les ménages français ont continué de remplir leurs bas de laine.

Selon les chiffres de la Banque de France publiés mardi, leur épargne a continué de croître en 2021 avec 157 Md€ supplémentaires à fin juin par rapport à son niveau « habituel », soit 15 Md€ de plus qu’à la fin mars, et en hausse de 46 Md€ en comparaison au 31 décembre 2020, où cette « sur-thésaurisation » atteignait 111 Md€.

Entre les deux premiers trimestres de l’année, l’accumulation de cette épargne a quelque peu ralentie mais elle reste encore supérieure à la période de pré-crise.

Comptes courants

Principalement due au contexte sanitaire, qui contraint encore une partie de la consommation, notamment dans les services, elle abonde surtout les comptes courants des ménages, a expliqué ce matin à Franceinfo Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne.

Les livrets réglementés, Livret A et Livret de développement durable, qui ont battu des records de dépôts l’année dernière, restent les deux autres premiers destinataires du surplus de cash des foyers.

Après un petit passage à vide en juin, et malgré l’arrivée des grandes vacances, la collecte nette du Livret A est repassée positive en juillet, sans doute portée par les remboursements d’impôt sur le revenu versés à la fin du mois.

Pic de thésaurisation

Le surplus de thésaurisation des Français lié à la pandémie de Covid pourrait atteindre son pic fin 2021, avant de baisser en 2022, anticipe La Banque de France. Mais ces projections pourraient être toutefois révisées si la consommation se redresse davantage qu’attendu d’ici à la fin de l’année… Pour l’heure, les dépenses des Français restent contenues.

En France, les dernières données de la consommation des ménages ne reflètent d’ailleurs aucune reprise spectaculaire : après un effet "déconfinement" au mois de mai, où leurs dépenses avaient bondi de 10,4% par rapport à avril, celles-ci ont marqué le pas à +0,3% en juin, avant de repartir dans le rouge à -2,2% en juillet.

Commentaires