Le PEL inscrit de nouveaux records !

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Sur neuf mois, la collecte s’est élevée à 15,2 milliards d’euros. Et pour la première fois, les encours dépassent les 230 milliards d’euros

Reuters

Mais où s’arrêtera le PEL ? La question peut légitimement être posée tant le succès du Plan d’épargne logement se confirme de mois en mois. Poursuivant sur la sa lancée, il a encore attiré de gros flux d’épargne en août et en septembre. D’après la Banque de France, la collecte nette sur ces deux mois a été respectivement de 1,63 milliard et 1,44 milliard d’euros.

1,7 milliard d’euros par mois en moyenne

Au cumul des neuf premiers mois de l’année, le résultat est tout aussi spectaculaire avec un compteur à 15,2 milliards d’euros. Autrement dit, depuis le début de l’année, le PEL capte en moyenne 1,69 milliard d’euros par mois. Jamais par le passé, le bilan sur neuf mois n'avait été aussi flatteur.

Inutile de rappeler que ces chiffres tranchent avec ceux du Livret A, qui de son côté a déjà perdu 6,2 milliards d’euros en 2015. Parmi les grands produits d’épargne, seule l’assurance-vie fait actuellement mieux que le PEL. Mais avec 18,4 milliards d’euros collectés en neuf mois, son avance sur le PEL est mince.

Le Livret A en point de mire

Fort de sa collecte, le PEL vient d’ailleurs de battre un autre record. Pour la première fois, ses encours dépassent les 230 milliards d’euros. A la fin du mois de septembre, ils culminaient même à 231,2 milliards d’euros.

Bientôt, les Français pourraient donc avoir plus d’argent sur le PEL que sur le Livret A. Ce dernier a beau conserver 25,6 milliards d’euros d’avance en termes d’encours, l’écart fond à vue d’œil. Fin 2013, il était supérieur à 68 milliards d’euros et à la fin du mois de juillet, il était encore de 30 milliards d’euros. Au rythme où vont les choses, le Livret A risque bien de passer derrière le PEL avant la fin de l’année 2016.

L’atout de la fiscalité

Pendant 12 ans, les intérêts d’un PEL sont exonérés d’impôts et ne sont soumis qu’aux prélèvements sociaux à 15,5%. Ainsi, un plan avec 2,5% de rendement brut sert 2,11% nets tandis que qu’un plan à 2% (ouvert après février 2015) offre 1,69% net. Autre avantage, le taux en vigueur à la signature est garanti pour toute la durée du plan. L’épargnant doit en revanche bloquer ses fonds pendant 2 ans au minimum, faute de quoi les intérêts sont recalculés au taux du CEL, soit 0,5% brut.

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