La retraite minimum à 1.000 euros est de retour

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Promesse de Macron pré-Covid, la retraite minimum à 1.000 euros revient dans le débat politique via un rapport parlementaire des députés LREM Nicolas Turquois et Lionel Causse.

Charles Platiau

Entre calendrier électoral, urgence sociale et transition budgétaire post-crise, la réforme des retraites tant souhaitée par l’Elysée – à moins de douze mois de l’élection présidentielle – semble compromise.

Laissée sur le bord de la route parlementaire depuis l’arrivée du coronavirus, peut-être se soldera-t-elle finalement par une "simple" revalorisation des petites pensions de retraite ?

85% du Smic

Remis au Premier ministre ce mardi 1er juin, un rapport des députés LREM Nicolas Turquois et Lionel Causse sur les petites retraites remet au goût du jour l’une des promesses présidentielles de Macron formulée en 2019 : celle de porter, pour les futurs retraités, à 1.000€ minimum brut par mois les pensions des assurés ayant réalisé une carrière complète (soit 120 trimestres), puis à 85% du Smic net minimum en 2025, selon un calendrier qui s’échelonnerait sur quatre ans à compter de 2023.

Les retraités actuels disposeraient pour leur part d’un complément différentiel pour que le montant de leurs pensions soit aligné sur celles des nouveaux retraités, toujours à la condition d’avoir cotisé au moins 120 trimestres, et d’avoir liquidé sa retraite à taux plein.

Un tiers des retraités ne perçoivent pas 1.000 euros de pension

Le rapport préconise aussi un ensemble de mesures à destination des femmes ainsi que des travailleurs non-salariés et leurs conjoints collaborateurs. Car parmi les 5,7 millions de retraités percevant actuellement une pension mensuelle inférieure à 1.000 euros bruts (un tiers des retraités français) les trois quarts sont des femmes, un peu moins de la moitié sont des travailleurs non-salariés, et les deux tiers ont des carrières incomplètes.

Il est notamment proposé de permettre de mieux prendre en compte les trimestres supplémentaires acquis pour une naissance ou l’éducation d’un enfant dans le calcul des pensions inférieures à 1.000 € par mois, de revaloriser le dispositif du cumul emploi-retraite en permettant de toucher une partie de sa pension tout en travaillant et ainsi obtenir de nouveaux droits, ou encore de limiter les statuts de micro-entrepreneurs ou de conjoints collaborateurs d’exploitants agricoles.

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