La réforme des retraites (à nouveau) suspendue

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Tenté de rouvrir le dossier des retraites, Emmanuel Macron ne va pas s’y risquer dans l’immédiat. C'est ce qu'a fait savoir son Premier ministre mercredi en déclarant que les conditions n’étaient "toujours pas réunies" pour s’y atteler…

Reuters

La réouverture du dossier des retraites dès la rentrée a fait les gros titres mardi, mais c’est déjà du passé : révélée par Les Echos lundi 6 septembre, une possible relance de la réforme par Emmanuel Macron a été balayée d’un revers de la main deux jours plus tard par son chef du gouvernement.

A l’issue du Conseil des ministres mercredi, Jean Castex a indiqué que les conditions n’étaient « toujours pas réunies » pour s’y atteler : « […] comme je l’ai dit aux partenaires sociaux, ce processus, du reste modifié compte tenu des conditions nouvelles, ne pourra reprendre que lorsque la pandémie sera sous contrôle et lorsque la reprise économique sera suffisamment solide », a-t-il déclaré, reprenant les deux préalables à la reprise de la réforme posés par le président de la République au mois de juillet.

Malgré une révision à la hausse des prévisions de croissance et la baisse continue du nombre de contaminations au Covid depuis la mi-août, le terrain politique reste trop accidenté pour qu’Emmanuel Macron s’attaque au dossier le plus explosif de son quinquennat.

Régimes spéciaux et retraite à 1.000€

En attendant le prochain rebondissement, qui dépendra surtout de l’évolution du contexte politique, le locataire de l’Elysée aura surtout dessiné les contours que prendra sa prochaine tentative de réforme.

Laissant de côté la question de l’âge pivot, terrain glissant de la gronde sociale, son équilibre repose sur deux piliers, l’un plutôt marqué à droite, l’autre plutôt à gauche : un système de retraite universel, qui induit la disparition des dix régimes spéciaux (mais dont la refonte pourrait être progressive comme pour la SNCF) et une retraite minimum à 1.000€ pour toutes les personnes justifiant d’une carrière complète.

Sa mise en place pourrait reprendre la proposition d’un rapport de députés LREM remis il y a quelques mois au président : porter, pour les futurs retraités, à 1.000€ minimum brut par mois les pensions des assurés ayant réalisé une carrière complète (soit 120 trimestres), puis à 85% du Smic net minimum en 2025, selon un calendrier qui s’échelonnerait sur quatre ans à compter de 2023.

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