La France reste en pointe sur l’actionnariat salarié

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Plus de 47% des salariés des entreprises du SBF 120 sont actionnaires de leur groupe. En Europe, la proportion ne dépasse pas 28%.

Reuters

Si la France a pris l’habitude ces derniers mois de regarder vers les pays voisins (en particulier l’Allemagne), elle peut tout de même se targuer de rester en pointe dans certains domaines. Par exemple l’actionnariat salarié. Selon Debory Eres, elle est même « le pays d’Europe le plus avancé sur le plan de l’actionnariat salarié ‘démocratique’ ».

3,7% du capital aux mains des salariés

Comment cela se traduit-il ? Une étude que vient de dévoiler le spécialiste de l’épargne salariale sur la base de chiffres à fin 2013 montre que 82% des groupes du SBF 120 ont un dispositif d’actionnariat salarié, alors qu’en Europe le chiffre au sein des grands groupes n’est que de 48%.

Plus significatif encore, le taux de démocratisation au sein des grandes entreprises (proportion de salariés actionnaires) est ici de 47%, contre 28% ailleurs en Europe. Quant à la part de capital aux mains des salariés non dirigeants, elle est nettement plus élevée en France (3,7%) que sur le reste du continent (1,6%).

4.500 euros par personne

L’an passé, 25 entreprises (21% du SBF 120) ont ouvert leur capital à leurs salariés au travers de 28 opérations (22 augmentations de capital et 6 attributions d’actions gratuites). Le montant moyen de ces opérations s’est élevé à 4.500 euros par salarié couvert et 44% des personnes concernées ont souscrit.

Seul bémol, les entreprises sont un peu moins nombreuses que par le passé à engager des opérations pour leurs salariés. Si leur nombre s’est stabilisé entre 2012 et 2013, il est en effet en recul de 40% par rapport à 2010 (42 entreprises). 2014 ne laisse de surcroît pas entrevoir de rebond. 13 entreprises se sont lancées dans des opérations d’actionnariat salarié depuis le début de l’année. Un chiffre équivalent à celui constaté en 2013 à la même époque.

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