L'Afer anticipe un "taux en hausse" de son fonds en euros pour 2022

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La principale association d’épargnants en France est restée chiche en commentaires sur son taux 2022 à l’occasion d’une conférence de presse, jeudi 29 septembre. Mais elle prévoit quand même une augmentation.

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Avec environ 770.000 adhérents, l’Association française d’épargne et de la retraite (Afer) est la plus grande de son genre. Son contrat d’assurance-vie définit même le standard dans le secteur. L’année dernière, il a servi 1,7% avec le fonds en euros, le support phare et sécurisé, celui sur lequel le capital ne peut pas diminuer et qui rassemble encore aujourd’hui l’immense majorité des économies des assurés. Un chiffre stable par rapport à 2020, nonobstant une lente érosion au fil du temps.

Une lente remontée

Mais la tendance pourrait s’inverser. Le président de l’Afer, Gérard Bekerman, a confié à la presse qu’il espérait « un taux en hausse » pour 2022. Malgré tout, il ne faudra pas espérer rattraper les 2,8% des emprunts d’Etat français à échéance de 10 ans, bien que l’actif général en possède beaucoup. Le fonds en euros cantonné Afer compte 12 milliards d'euros d’Obligations assimilables au Trésor sur 60 milliards sous gestion. « Quand les coupons augmentent, cela met un ou deux ans avant de se répercuter sur le taux », explique encore Gérard Bekerman.

Cependant, l’Afer a de la réserve, et pas qu’un peu : 401 millions à fin 2021, soit 0,9% de l’encours euros environ (provision pour participation aux bénéfices). Reste à savoir si et dans quelle proportion elle est prête à utiliser ce magot, qui doit revenir de droit aux épargnant au plus tard huit ans après chaque dotation, ou bien si elle compte uniquement sur ses actifs actuels pour alimenter la participation aux bénéfices. L’Afer n’est toutefois pas la seule à décider puisque le fonds en euros est géré par Abeille Assurance (ex-Aviva France).

L’Afer aimerait dynamiser ses actifs

Gérard Bekerman espère en tout cas que la réglementation sur les marges de solvabilité, qu’il compare à des « boulets qu’on mettait jadis sur les pieds d’un bagnard », soit assouplie. « On voudrait aller plus vite, plus loin. » Autrement dit, il souhaite que les autorités permettent aux compagnies de diversifier davantage leur allocation avec le fonds garanti.

Il s’exprimait dans le cadre d’une présentation d’un programme d’accompagnement de start-up, Nov'Afer, dans lesquelles il n’est pas exclu que l’Afer investisse. Elles ont la particularité d’offrir des services susceptibles d’être promus auprès des adhérents. L’entreprise Colette permet par exemple aux séniors de louer une chambre de leur résidence principale à un jeune de moins de 30 ans. La société Mansa, pour sa part, propose des crédits aux indépendants pour des montants inférieurs à 30.000 euros. Une manière aussi pour l'Afer d'externaliser son innovation.

Commentaires (1)
  • Utilisateur30802
    Utilisateur30802posté le 03.10.2022 à 15:39

    Lol ils vont taper dans le magot à cause du Livret A et la fuite des épargnants. Ils auraient du le faire pour soutenir les taux, les années passées, et au contraire ils ont provisionné à outrance.
    Lol brochettes d' hypocrites ces assureurs.

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