Fonds en euros : les assureurs ont de la réserve !

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Les provisions pour participation aux bénéfices devraient atteindre 3,5% des encours à la fin de cette année. De quoi amortir un éventuel choc sur les taux.

Reuters

L’avenir des fonds en euros suscite régulièrement l’inquiétude. Leurs performances ont décliné ces dernières années et les perspectives n’ont rien d’exceptionnel. De fait, les assureurs doivent travailler avec des titres aux rendements de plus en plus faibles.

Inutile donc d’attendre des miracles de la part des fonds en euros. Pour l’heure, il n’y a rien d’alarmant. Mais en cas de remontée des taux de marché, les fonds en euros pourraient faire les frais de sorties massives de la part d’épargnants à la recherche de meilleurs rendements.

Ce scénario catastrophe ne reste toutefois qu’une hypothèse et certains chiffres permettent de limiter les craintes. C’est le cas des données publiées récemment par Good Value for Money (GVfM). Le spécialiste de l’assurance-vie s’est penché sur les réserves dont disposent les assureurs.

3,5% de rendement en réserve

La principale est constituée par la provision pour participation aux bénéfices (PPB). Il s’agit d’un matelas de sécurité que l’assureur peut mettre en place pour lisser les performances dans le temps. Autrement dit, il peut mettre de côté une partie de la performance pour la redistribuer plus tard (dans un délai de 8 ans).

Pressés par les autorités, les assureurs n’ont cessé de renforcer leur PPB ces dernières années. Selon GVfM, elle est en moyenne passée de 2,62% en 2015 à 3,08% fin 2016 et pourrait atteindre 3,50% en 2017.

Ainsi, les assureurs disposent d’une réserve qui équivaut à 3,5 points de rendement. De quoi envisager l’avenir avec un peu plus de sérénité et faire face à une éventuelle remontée brutale des taux. Dans certains cas, la PPB dépasse même les 4%, voire les 5% (GMF Vie).

GVfM précise enfin qu’en ajoutant la réserve de capitalisation et les plus-values latentes (sur actions et obligations), la réserve de rendement moyenne du secteur atteignait même les 7,75% fin 2016.

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