En 2020, l’assurance vie n’a pas été le placement préféré des Français

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Malgré une reprise en décembre, le bilan 2020 de l’assurance vie a été marqué par une chute inédite des dépôts des assurés. Conséquence : le placement enregistre une décollecte historique record de 6,5 milliards d’euros net.

Reuters

550 millions d’euros collectés par les compagnies d’assurance vie en décembre n’auront pas à compenser dix mois de décollecte : situation inédite dans l’histoire du "placement préféré des Français", l’année 2020 a enregistré un niveau de décollecte record de quelque 6,5 milliards d’euros, après une collecte positive de 21,9 milliards d’euros en 2019.

Dans ce contexte, l'encours de l'assurance a toutefois légèrement progressé, à 1.789 milliards d’euros fin 2020 contre 1.788 milliards d’euros l’année précédente. L'année n'aura par ailleurs pas affecté les supports en unités de compte, puisque le montant investi sur ces supports (40,1 Md€) a représenté 34% des cotisations contre 28% en 2019 pour un montant similaire.

L’année du Livret A

En territoire négatif du mois de mars à la fin novembre, l’assurance vie a été boudée par les épargnants au profit de placements moins rémunérateurs, mais plus sûrs et plus liquides.

Conséquence de plusieurs semaines de fermeture des agences avec le confinement et de la mise à l’arrêt de tout un pan de l’économie hexagonale (tourisme, restauration, événements culturels), l’épargne « forcée » des Français n’a pas été aiguillée vers les fonds en euros et les unités de compte, mais vers les livrets d’épargne défiscalisés (livret A, LDDS) qui ont enregistré des dépôts records : ceux du Livret A, de 26,4 milliards d’euros, ont doublé par rapport à l’année précédente.

Une reprise en douceur à l’automne

En parallèle, les épargnants n’ont déposé l’année dernière que 116,3 milliards d’euros sur leurs contrats d’assurance vie, soit 28,3 milliards d’euros de moins qu’en 2019, même si le mois de décembre a observé un retournement de tendance, avec 12,8 milliards d’euros de dépôts et 12,3 milliards d’euros de décaissement.

Une tendance que Franck Le Vallois, le directeur général de la Fédération française de l’assurance (FFA), explique par « la fermeture des lieux de distribution lors du premier confinement et à une forme d’attentisme qui s’est exprimé chez les Français concernant l’épargne » selon des propos rapportés par l’AFP.

La désaffection a en effet été particulièrement forte entre mars et mai, période au cours de laquelle la décollecte cumulée a atteint 6,8 milliards d’euros. L’assurance vie a ensuite progressivement retrouvé un équilibre entre les dépôts et les retraits en octobre et novembre avant de retrouver une collecte positive le mois dernier.

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