Arnaques financières : plus de 1.300 sites Internet blacklistés en 2021

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Le nombre de plateformes frauduleuses repérées par l'AMF et l'ACPR l'année dernière a progressé par rapport à 2020, qui avait déjà été une année exceptionnelle pour les escroqueries financières.

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L’Autorité des marchés financiers et l’Autorité de contrôle et de résolution prudentielle ont étoffé leurs listes noires de sites Internet non autorisés sur le marché français de 1.300 références l’année dernière, soit une centaine de plus qu’en 2020.

1.200 des 1.300 sites frauduleux référencés ont concerné des offres de "crédits, livrets bancaires, services de paiement et contrats d’assurance", et 860 ont fait l’objet d’usurpation d’identité, devenue l'une des techniques favorites des escrocs pour hameçonner leurs victimes en ligne.

Plus de 3.860 noms frauduleux répertoriés

L’ACPR et l’AMF disposent de cinq "black lists" différentes qu’il est recommandé de consulter systématiquement lorsque l’on est sollicité par un opérateur financier. Ensemble, ces listes comptaient au 31 décembre 2021 plus de 3.860 noms de sites ou d’acteurs frauduleux ou douteux repérés par les services de l’Etat.

Ces listes sont consultables sur le site de l’AMF (options binaires, biens divers, forex, cryptos, crédits, livrets d’épargne, services de paiement) et sur la plateforme d’information Assurance Banque Epargne Info Service.

Les deux plateformes sont dotées de moteurs de recherche qui permettent d’effectuer des requêtes par nom, catégorie de produit, URL et/ou adresse email.

Listes blanches et registres publics

On rappellera que ces listes, régulièrement étoffées, sont non exhaustives : de nouveaux acteurs continuent toujours d’apparaître et les sites repérés peuvent changer rapidement d’identité.

En parallèle, l’AMF fournit des listes blanches d’intermédiaires financiers de produits ou d’opérations "atypiques" ("biens divers", levées des fonds en tokens "Initial Coin Offerings", "prestataires de services sur actifs numériques"), titulaires d’un agrément les autorisant à commercialiser leurs offres en France.

L’ensemble des entreprises autorisées à exercer une activité financière est répertorié dans Regafi, le registre des agents financiers tenu par l’ACPR. Les courtiers sont aussi référencés par l’Orias, et les organismes d'assurance dans le registre Refassu.

A noter !

L’agrément de l’AMF ne garantit pas que son titulaire est régulé par le droit français. Un intermédiaire financier peut tout à fait dépendre d’une autre législation européenne, moins protectrice que le cadre légal national ! En France, en cas de défaillance d’un courtier par exemple, vos fonds sont a priori protégés car ils sont placés sur des comptes ségrégés : ce n’est pas forcément le cas ailleurs.

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