Afer : 1,7% de rendement pour son fonds en euros en 2020

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La référence du marché s'en sort bien : en légère baisse, la performance de l'Afer ressort dans la moyenne haute des rendements des fonds en euros de l'assurance vie l'année dernière.

A 1,7% net de frais, la baisse de performance du fonds en euros de l'Afer est restée limitée en 2020. Le support de l’association d’épargnants, qui, avec près de 757.000 adhérents, fait figure de référence en assurance vie, enregistre une baisse de 15 points de base par rapport à 2019 (1,85%), dans la moyenne haute du marché.

Pour tenir cette performance malgré la chute des rendements obligataires, Aviva a quand même dû puiser 81 millions d’euros dans la provision pour participation, qui s’élève aujourd’hui à 269 millions d’euros.

Unités de compte

Le fonds Afer Eurocroissance (qui pèserait pour 10% du marché selon l'Afer) - affiche 2,42% de rendement.

Du côté des unités de compte, le bilan 2020 apparaît contrasté. Sur les 15 UC de l’Afer, six ont enregistré une performance positive : Afer Flore à +19%, Afer Actions Amérique à +16,2%, Afer Premium, "frôlant" les +8%, Afer Immo à +1,67% et Afer Immo 2 à +0,95%. Neuf sont à la baisse dont Afer Patrimoine avec une chute de 6,7%.

Sans surprise, l’Afer a subi une collecte négative d’1,1 milliard d’euros en 2020 - année de crise qui a davantage profité à l’épargne de précaution – pour voir le total de ses encours baisser à 54,4 milliards d’euros au 31 décembre 2020 contre 55 Mds€ en 2019.

2021, année du grand changement ?

En 2021, l’association devrait présenter une demi-douzaine de nouvelles unités de compte à ses adhérents sur des thématiques telles que le climat et les fonds structurés.

Surtout, cette année pourrait celle d’un changement historique pour l’Afer : celui de son potentiel divorce avec son partenaire Aviva France, que la maison-mère britannique a décidé de céder.

Sur le sujet, Gérard Bekerman, le président de l’Afer, n’a pas mâché ses mots en déclarant se préparer à un « possible changement de partenaire ». Mais lequel ? Officiellement, toutes les options sont encore possibles : L'Afer entend observer la plus parfaite neutralité dans l’attente d’un examen attentif du dossier a assuré Gérard Bekerman qui s'est par ailleurs déclaré « ouvert » au nouveau projet présenté par Athora, même si « nous attendons des précisions », comme à celui de la Macif, « un autre partenaire de grande qualité dont nous attendons aussi qu’ils précisent leur projet avec l’Afer ».

Le candidat idéal : ouvert sur l’international, créateur de valeur et de richesse, solide financièrement, un co-équipier pour bâtir dans l’innovation une nouvelle histoire, un extraordinaire projet de développement dans la durée, intégré au tissu industriel d’une France que nous aimons."

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