2021 signe un nouveau record de transactions boursières

Alternatives Actu 0

Arrivés en masse avec la crise sanitaire, les particuliers français ont continué d’affluer sur les marchés financiers l’année dernière. En 2021, le nombre d’ordres passés sur les actions cotées admises en Europe n’a jamais été aussi élevé.

AMF

L’année dernière aura été à nouveau une période exceptionnelle pour l’activité boursière des particuliers français, confirment les dernières données de l’Autorité des marchés financiers.

Principalement porté par l’envolée du CAC 40, en hausse annuelle de près de 30%, le nombre de ménages ayant réalisé au moins une opération sur les instruments financiers autorisés en France (actions, ETF, obligations, certificats et warrants) a dépassé son précédent record de 2020 pour atteindre 1,714 million, contre 1,498 million enregistrées l’année dernière.

Le dernier trimestre 2021, légèrement en deçà du 3e trimestre sur le seul marché des actions, a confirmé l’engouement des investisseurs pour les marchés financiers : d’octobre à fin décembre, 743.000 personnes ont passé au moins un ordre sur une action, dont 562.000 à l’achat. Une petite part de cette activité – 52.000 – ayant été réalisée par de nouveaux arrivants. Sur cette période, les ordres des ETF et des certificats/warrants ont légèrement progressé par rapport au trimestre précédent, tandis que ceux sur les actions et les obligations ont un peu baissé.

3 millions de Français ont investi dans les actions en trois ans

Le nombre de transactions réalisées en France par des particuliers sur des actions cotées dans l'Union européenne est cependant resté supérieur au T4 par rapport au T3 (12,91 millions contre 11,36 millions au T3, mais sous l’activité du 4e trimestre 2020, particulièrement forte, à 17,26M).

Selon l’AMF, sur quatre ans, près de trois millions ont investi dans les actions entre début 2018 et fin 2021. L’activité s’est un peu essoufflée en revanche sur les ETF l’année dernière par rapport à 2019 et 2020, tout comme le nombre de transactions passées sur les obligations, en baisse continue depuis quatre ans en parallèle de la chute des rendements de ces produits.

Le coronavirus, un tournant pour l'activité boursière

La crise du coronavirus a donné un coup d’accélérateur à l’intérêt porté par les particuliers aux marchés financiers. La chute des marchés en mars 2020 a constitué un point d’entrée pour de nombreux nouveaux investisseurs (qui n’avaient jamais réalisé de transaction ou pas depuis janvier 2018), qui sont restés depuis.

Cet afflux d’investisseurs a profité aux grands acteurs "traditionnels" bancaires, à leurs concurrents en ligne (Boursorama, IG, Bourse Direct, BinckBank…), mais aussi et surtout aux "neo-brokers", de jeunes sociétés de courtage digital, toutes immatriculées hors de France, et ayant pour particularité d’offrir la gratuité ou quasi-gratuité des frais à leur clientèle.

Une moyenne d'âge en chute libre

Les acteurs traditionnels continuent de capter la majorité des transactions, mais cette part tend à s'amenuiser au profit de ces jeunes fintechs. Au 3e trimestre 2021, les banques traditionnelles ont ainsi drainé 44,9% des 21,59 millions de transactions financière réalisées sur cette période, les banques et courtiers en ligne 33,3% et les néo-brokers 21,8%, alors que ces derniers représentaient moins de 10% des transactions il y a trois ans.

La vague d'arrivants observée avec le Covid a par ailleurs fait chuter assez drastiquement l'âge moyen des boursicoteurs : celle-ci sa baissé de 8 ans en trois ans (!) pour la faire tomber aujourd’hui sous la barre des 50 ans (49,8) contre 58,1 ans en octobre 2018.

Commentaires
Epargne
Actu0

L'intérêt des jeunes pour la bourse profite à Trade Republic

La moitié de la clientèle du courtier est âgée d'environ 30 ans. Ces jeunes investisseurs, dont beaucoup sont néophytes, sont attirés par les plans d'investissement programmé au faible ticket d'entrée et sa politique de frais maîtrisés.

Lire la suite
Epargne
Analyse0

Quelle place pour le Bitcoin à l’avenir ?

La plateforme française d'échange de cryptomonnaies Paymium considère que l'environnement inflationniste met en valeur le statut du Bitcoin, dont l'offre est limitée contrairement aux monnaies traditionnelles.

Lire la suite