"Art Basel, le rendez-vous majeur de l'art contemporain"

Art Avis d'Expert 0

Arnaud Dubois, responsable placements art moderne et contemporain à l'Institut du Patrimoine

Institut du Patrimoine

Du 18 au 22 juin, se tient  à Bâle pour sa quarante-cinquième année consécutive le plus important événement artistique de l'année.

Art Basel 45 est la plus grande foire d'art contemporain du monde. Elle accueille quelques 70.000 visiteurs venus rencontrer 235 galeries provenant de 5 continents.

L’excellence est probablement ce qui définit le mieux la foire suisse. Excellence de sa programmation et excellence des œuvres présentées. Les investisseurs/collectionneurs viennent du monde entier pour s’offrir des chefs d’œuvres qu’ils payent souvent au prix fort.

Le prix souvent élevé du chef d’œuvre se justifie parce que celui-ci singulier et indivisible est irremplaçable. A la non substituabilité des œuvres vient s’ajouter les notions de raretés et de raréfaction. D’abord parce que les œuvres d’art ne sont pas physiquement impérissable. Ensuite, il faut compter sur le capital artistique gelé par les musées en devenant patrimoine national, celles-ci sont définitivement retirées du marché de l’art.

Une œuvre d’art unique confère en apparence une situation de monopole à son propriétaire. Cependant les études de Chamberlain nous rappellent qu’une œuvre peut être substituable à une autre. Un acquéreur motivé par le prestige ou l’investissement réduit l’œuvre d’art à un usage et réintroduit des éléments de concurrence au sein d’une situation en apparence monopolistique. Le degré de substituabilité de l’offre va décroissant à mesure que l’on s’approche de l’excellence artistique et de la rareté extrême.

Dans un marché de l’art classé où règne la notion de monopole, où les œuvres occupent une place prépondérante dans l’histoire de l’art, alors le propriétaire se retrouve dans un cas idéal de limitation de l’offre et par conséquent de monopole.

L'acquisition de chefs-d'œuvre est un excellent moyen pour celui qui le peut, d'intervenir sur le marché de l'art. En minimisant le risque de la réévaluation des valeurs artistiques, les acquéreurs se placent dans une situation de monopole et peuvent justifier le prix qu'ils souhaitent en cas de revente.

Il est parfois plus raisonnable d'investir dans un chef d’œuvre payée au prix fort plutôt que dans des œuvres de moyenne qualité.

Le 12 novembre 2013, Christie's dispersait une pluie de chef-d’œuvre. Parmi elle, Conversation avec Lucian Freud, un triptyque de Francis Bacon vendu pour quelques 145 millions de dollars. Un prix en apparence exorbitant qui pourrait en réalité s'avérer une très bonne affaire.

Arnaud Dubois

Le CV d'Arnaud Dubois

Responsable placements art moderne et contemporain, Institut du Patrimoine

Après plusieurs années passées au sein de prestigieuses galeries d’art contemporain et sociétés de ventes aux enchères internationales,  Arnaud Dubois est aujourd'hui responsable des placements en art moderne et contemporain au sein de l'Institut du Patrimoine. Conseiller en gestion de patrimoines artistiques, il répond aux différents besoins des particuliers et professionnels qui souhaitent se constituer un patrimoine artistique en vue d'une diversification patrimoniale

Commentaires