Placements atypiques : les vieilles voitures remportent la palme du rendement !

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Les prix ont été multipliés par 2,6 en 5 ans et par 5,7 en 10 ans. Des performances bien supérieures à celles du vin ou de l’art…

Bonhams

Antiquité, art, joaillerie, montres, vins, voitures anciennes… Les investisseurs sont de plus en plus attirés par les actifs atypiques. Il faut dire que dans la plupart des cas, les prix ont suivi une pente ascendante ces dernières années.

Pour y voir clair, la société Knight Frank a mis en place l’indice Knight Frank Luxury Investment Index (KFLII). Et le dernier pointage effectué avant l’été donne une idée de l’inflation subie par ces actifs. L’indice a gagné 50% au cours des 5 dernières années et même 189% sur 10 ans.

Une progression plus rapide que celle de l’art

Bien entendu, les parcours ont été inégaux. Si les valorisations ont reculé de 30% en 10 ans dans le segment des meubles anciens, les prix ont été multipliés par 3 dans l’art et par 3,5 dans les vins. Mais la palme revient sans hésitation aux voitures anciennes.

Selon le KFLII, les prix des modèles d’exception ont été multipliés par 2,6 en 5 ans et par 5,7 en 10 ans. Même l’année écoulée leur a été profitable avec des valeurs en hausse de 17%... alors que le KFLII dans son ensemble a dû se contenter d’une progression de 5%.

Les années 1950 et 1960 en tête

Comme l’ont montré les dernières ventes aux enchères, ce sont les modèles des années 1950 et 1960 qui ont aujourd’hui la cote (prix multipliés par 4 en 5 ans). Les véhicules des années 1970 n’arrivent pas loin derrière (x3,8). En revanche, les voitures de l’entre-deux guerres séduisent moins les acheteurs, même si leurs prix ont tout de même doublé.

A en croire les données mises en avant par Knight Frank, les prix des véhicules anciens affichent même une volatilité acceptable. Certes, à 10%, la volatilité de l’indice des véhicules anciens a été deux fois plus élevée que celle du vin, de l’art ou des pièces de collection sur les 10 dernières années. Néanmoins, elle a été inférieure de 5 points à celle des actions (FTSE) et deux fois moins élevée que celle de l’or.

Ne pas se laisser étourdir

Les véhicules anciens constituent-ils alors un investissement miracle ? Il convient évidemment de répondre par la négative. D’abord parce que les rendements spectaculaires affichés par le passé ne tiennent pas compte des frais à la charge des propriétaires (assurance, entretien, restauration…). Ensuite parce qu’une correction n’est pas à exclure. Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’à l’inverse de ses spectaculaires performances passées, l’indice Hagi dédié aux véhicules de collection a fait du surplace au premier semestre (+1,8%).

Pour le fondateur de Hagi, Dietrich Hatlapa, cité par Knight Frank, il est encore trop tôt pour parler d’une bulle en train d’éclater. En revanche, au vu des résultats des dernières ventes, les experts remarquent que si les acheteurs restent nombreux, ils semblent moins pressés d’acheter et deviennent plus sélectifs. De quoi inciter à la prudence sur les performances à venir…

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