Les investisseurs étrangers possèdent 2% du vignoble français

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La proportion grimpe à près de 5% en Provence et dans la région de Bordeaux, où la percée des investisseurs chinois est spectaculaire. Détails...

Reuters

Certaines opérations ont fait les gros titres. Pourtant, les investissements étrangers dans le vignoble français restent limités. C’est ce que révèle une étude de Vinea Transaction, réseau spécialisé dans la vente  de domaines viticoles.

Premier constat, les acquéreurs étrangers sont moins présents qu’il y a quelques années. « Les étrangers représentaient jusqu’à 40% des transactions dans la décennie précédente. Actuellement, ils n’en assurent plus que 10% », indique le communiqué.

12.000 hectares aux mains d’investisseurs étrangers

Par ailleurs, sur le périmètre de l’étude (600.000 hectares, soit 80% de la superficie globale), il apparaît que les investisseurs étrangers ne détiennent que 12.000 hectares, soit 2% du vignoble français.

Ceci étant, les chiffres varient fortement d’une région à l’autre. Le taux de pénétration se limite à 0,6% dans le Val de Loire mais passe à 4,6% dans la région de Bordeaux et même à 4,9% en Provence. Ainsi, selon Vinea Transaction, Bordeaux et l’arc méditerranéen concentrent 90% des investissements étrangers.

Britanniques, Chinois et Belges en tête

Les Britanniques sont les plus présents (22% des acquisitions étrangères), suivis par les Chinois (21%) et les Belges (17%). Mais là encore les différences sont marquées selon la région étudiée.

Les Britanniques dominent le classement dans 6 des 7 régions analysées. Ils sont particulièrement implantés dans le Sud-Ouest (58% des investissements étrangers) et le Languedoc-Roussillon (31%).

En revanche, le Bordelais est devenu un vrai pôle d’attraction pour les Chinois depuis 2010. Désormais, ils contrôlent 47% des acquisitions étrangères dans la région, contre 11% pour les Britanniques.

Parmi les particularités locales, l’étude note aussi que les Américains n’arrivent qu’une fois dans le Top 3 : en Bourgogne-Beaujolais avec 23% des investissements étrangers. Il faut toutefois souligner que la pénétration globale des acquéreurs étrangers reste très faible dans cette région (0,7%).

Les Français de retour

Après cette période d’accalmie, les opérations étrangères vont-elles redémarrer ? Vinea Transaction se garde bien de formuler un pronostic. En revanche, le groupe rappelle que sur les dernières années, le marché n’a pas souffert du ralentissement des achats étrangers, « car on assiste à un retour des investisseurs français, le plus souvent des vignerons et négociants soucieux de sécuriser leurs approvisionnements ».

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