Tiers ou mensualisation : quel est le meilleur choix pour régler ses impôts ?

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Petit tour d'horizon des avantages comparés des deux dispositifs

MaxPPP

Beaucoup de contribuables peuvent se demander si la formule qu'ils ont choisie (tiers ou mensualisation) est la mieux adaptée pour payer leurs impôts. L'Argent & Vous a donc décidé de faire le point sur les avantages et les inconvénients des deux formules pour que puissiez adopter la meilleure stratégie.

Des philosophies différentes

Si le paiement de l'impôt par tiers est le système retenu par défaut, nombre de contribuables choisissent d'opter pour la mensualisation.

D'un côté, le principe consiste à régler son impôt en 3 fois : mi-février, mi-mai et mi-septembre. De l'autre, les paiements sont étalés sur 10 mois, de janvier à octobre. Dans les deux cas, les régularisations se font au moment des dernières échéances.

Comparaison des rythmes de paiement

La montée en charge des paiements n'est bien évidemment pas la même dans les deux cas. Par exemple, un ménage choisissant le tiers provisionnel devra régler le tiers de son impôt dès février alors que le ménage mensualisé n'en aura payé que 20% au même moment. La situation s'inverse en avril (33% payé au tiers et 40% au prélèvement mensuel).

Ce chassé-croisé se retrouve sur l'ensemble de l'année, les plus gros écarts se rencontrant en mai et août. En mai, le paiement au tiers impose d'avoir déjà réglé les deux tiers de l'impôt, contre 50% avec la mensualisation. En août, le rapport de force change. Les sommes versées par le ménage au tiers restent de 67% tandis que le ménage mensualisé doit avoir payé 80% de son impôt.

Rythme de paiement de l'impôt au fil des mois
L'Argent & Vous
TiersMensualisation
janvier0%10%
février33%20%
mars33%30%
avril33%40%
mai67%50%
juin67%60%
juillet67%70%
août67%80%
septembre100%90%
octobre100%100%

Ces rythmes différents ont-ils une incidence financière importante ? Supposons que le montant de l'impôt soit disponible dès janvier et placé sur un Livret A dans lequel le ménage pioche au fur et à mesure pour payer ses échéances fiscales. Les simulations ne font apparaître que des différences minimes entre un paiement par tiers ou par mensualités. Sur ce plan, le choix tient donc plus de la convenance personnelle.

Autres avantages comparés

En cas de baisse de l'impôt d'une année sur l'autre, le contribuable peut moduler les montants versés. Le paiement au tiers apparaît alors plus souple puisqu'il suffit une fois calculé l'impôt théorique de modifier soit même le montant du paiement (par chèque ou en ligne). En cas de prélèvement, il faut en revanche faire une demande de modification auprès de l'administration. Qui plus est, en cas de prélèvement, il n'est possible de demander qu'une seule modification par an.

En revanche, la marge de tolérance est plus grande avec le prélèvement mensuel. Si le contribuable a fait une erreur en recalculant son impôt, il s'expose à une pénalité de 10% sur les sommes non réglées. La marge de tolérance est de 20% avec le prélèvement contre 10% pour le tiers.

Enfin si la provision n'est pas disponible sur son compte, un ménage prélevé mensuellement peut reporter une échéance d'un mois (une fois dans l'année). S'il paie au tiers, tout retard sera sanctionné par une pénalité de 10%.

Conclusion

Le choix entre mensualisation ou paiement au tiers n'ayant que peu d'incidences financières, il relève surtout de la convenance du contribuable. Un salarié aux revenus réguliers pourra certainement trouver son compte dans la mensualisation, synonyme de visibilité sur son budget. Le tiers peut en revanche séduire les contribuables aux revenus plus irréguliers au fil de l'année ou ceux qui préfèrent accroître leurs réserves sur des périodes précises (vacances d'été par exemple). Mais dans ce cas attention, l'échéance de rentrée risque d'être lourde. Reste le cas des têtes en l'air. La mensualisation est bien entendu à leur conseiller car les paiements automatiques évitent les oublis.

FOcus

Un contribuable peut opter pour la mensualisation jusqu’au 30 juin. Les paiements commencent alors le mois suivant et l’échéancier tient compte des sommes déjà versées. En cas d’inscription après le 30 juin, la mensualisation ne commence que pour l’impôt de l’année suivante (dès le 15 janvier)

Commentaires (1)
  • bob-watt
    bob-wattposté le 09.01.2015 à 10:03

    Le mieux serait de ne plus en payer du tout. En effet, quant on voit à quoi servent nos impôts, j'ai les boules.

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