Le point sur la déduction des frais réels...

Pratique Analyse 0

L'option peut être avantageuse, mais certaines règles sont à respecter

Reuters

Pour beaucoup de contribuables, la question peut être difficile à trancher lors de la déclaration de revenus : faut-il choisir l'abattement forfaitaire de 10% ou opter pour la déduction au frais réels ?

L'abattement forfaitaire est plafonné

Choisir l'abattement forfaitaire de 10% a l'avantage de la simplicité. Inutile en effet de se lancer dans des calculs complexes. Le contribuable n'a en outre aucun justificatif à produire. Reste que cet abattement peut s'avérer insuffisant pour ceux qui ont de lourds frais professionnels (notamment de déplacements). Il faut aussi garder à l'esprit que l'abattement est plafonné à un peu plus de 12.000 euros.

Les frais réels doivent être justifiés

Pour ceux qui choisissent les frais réels, l'administration accepte la déduction d'un large éventail de charges... à condition de pouvoir produire des justificatifs. La déduction aux frais réels a aussi l'avantage de ne pas être plafonnée. Chaque membre du foyer peut exercer l'option indépendamment des autres et changer d'avis d'année en année. Ceci étant, certaines règles sont à respecter pour éviter des désagréments ultérieurs.

Des frais de déplacement très encadrés

Pour l'essentiel des contribuables, les frais à déduire concernent des déplacements en voiture. Or le barème est plafonné. Ainsi quelle que soit la puissance fiscale de son véhicule, le contribuable est limité à une déduction correspondant au barème applicable pour une voiture de 7 cv.

Il est également à noter que la déduction des déplacements domicile-travail n'est valable que pour un aller-retour par jour dans la limite d'une distance de 40 km (soit 80 km pour un aller-retour). Au-delà, seules des circonstances exceptionnelles permettent de prendre en compte l'intégralité de la dépense (précarité de l'emploi par exemple).

Des repas déductibles au-dessus de 4,60 euros

Les frais de repas pris à l'extérieur peuvent eux-aussi être déduits des revenus, mais pas dans leur intégralité. Seule la part dépassant 4,60 euros (estimation du coût d'un repas à domicile) peut être retenue.

Locaux et équipements également concernés

Les contribuables travaillant à domicile ne sont pas oubliés par le fisc. Ils peuvent en particulier déduire la part de leur loyer imputable à leur activité professionnelle (en appliquant un prorata). L'achat de matériel entre lui aussi dans le champ de déduction. Il est déductible sur un an si sa valeur n'excède pas 500 euros HT. Dans le cas contraire, il sera amorti sur 3 ans.

Des montants à réintégrer

Avant d'opter pour les frais réels, les calculs sont en tout cas indispensables. D'autant plus que les aides fournies par l'employeur sont alors à réintégrer dans les revenus. C'est en particulier le cas des avantages en nature, telle la mise à disposition d'un véhicule.

Commentaires