Réductions d’impôt dans la presse : le mode d’emploi

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En investissant dans une entreprise de presse, les contribuables peuvent obtenir 30%, voire 50%, de réduction d’impôt jusqu’en 2018. Un décret vient de préciser les obligations déclaratives

Reuters

Obtenir des avantages fiscaux en investissant dans une entreprise de presse. Ce dispositif n’est certainement pas le plus connu des contribuables. Pourtant, il n’est pas dénué d’intérêt.

En effet, depuis le printemps, les souscriptions d’actions d’entreprises de presse ouvrent droit à une réduction d’impôt de 30%. Mieux encore, si la cible a un statut d’entreprise solidaire de presse, la réduction est portée à 50%.

Bien entendu, plusieurs conditions sont posées. Les titres doivent être conservés 5 ans au minimum. Par ailleurs, l’investissement pris en compte est limité à 1.000 euros pour un célibataire et à 2.000 euros pour un couple.

Pas de cumul avec d'autres avantages

Dans son esprit, le mécanisme est donc proche de celui de la réduction d’impôt accordée pour les investissements dans les PME, mais avec un taux plus avantageux puisque l’allègement n’est que de 18% dans le cas des PME.

Le texte précise d’ailleurs que cette incitation fiscale à soutenir la presse ne peut pas être cumulée avec le dispositif IR-PME. De la même façon, aucune réduction d’impôt ne peut être obtenue si les titres sont logés dans un PEA ou plan d’épargne salariale.

Si les grandes lignes sont connues depuis plusieurs semaines, un décret publié ce vendredi est venu préciser les obligations déclaratives en la matière. Pour toute souscription, l’entreprise devra fournir à l’investisseur un état détaillant notamment la raison social du groupe, l’identité du souscripteur, le nombre de titres acquis, la date d’acquisition ainsi que la date et le montant des versements effectués. Le contribuable devra être en mesure de produire ce document en cas de contrôle de l’administration.

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