Neymar au PSG : un enjeu sportif mais aussi fiscal

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Le gouvernement se réjouit de l’impact fiscal de l’arrivée du joueur au PSG. Mais le club pourra s’appuyer sur le régime d’impatriation pour alléger la facture.

Reuters

La signature de Neymar au PSG est le transfert de tous les superlatifs. La rémunération du joueur devrait également atteindre des sommets. La presse spécialisée avance le chiffre net de 30 millions d’euros.

Le gouvernement a lui aussi réagi à cette actualité. Le ministre des Comptes publics, Gérard Darmanin, s’est « réjoui » de savoir que le joueur allait payer des impôts en France. Il est vrai que le salaire évoqué laisse entrevoir de belles recettes fiscales. Sans compter les cotisations sociales et les impôts générés par le surplus d’activité au niveau des comptes du club.

Un rapide calcul (effectué avec le simulateur de Bercy) montre que pour arriver à 30 millions d’euros nets de fiscalité, le PSG devrait en théorie verser à Neymar 58 millions d’euros (après cotisations). Autrement dit, l’Etat serait en mesure de récupérer 28 millions d’euros au titre de l’impôt sur le revenu (contribution sur les hauts revenus incluse).

Des calculs plus complexes

Il serait toutefois naïf de s’arrêter à ces chiffres. Des dispositifs existent en effet pour alléger la note, en particulier celui de l’impatriation.

Concrètement, lorsqu’un salarié (non domicilié fiscalement en France sur les 5 dernières années) vient travailler en France, il peut bénéficier d’avantages fiscaux. Et ce cadre attractif peut être mis à profit pendant 8 ans si le contrat a été signé depuis juillet 2016.

Initialement, ce mécanisme a été adopté pour favoriser l’installation de cadres et dirigeants de haut niveau. Mais il peut très bien être appliqué à un footballeur. Neymar remplit en tout cas les conditions.

Un rabais important

Plusieurs conditions sont à respecter en termes de rémunération et plusieurs options sont disponibles. Mais sans entrer dans les détails, précisons que la plus simple d’entre elles permet d’exonérer d’impôt 50% de la rémunération totale.

En reprenant nos calculs sur ces bases, il « suffirait » donc au PSG de verser à son joueur 40 millions d’euros pour lui assurer un revenu net de 30 millions d’euros, l’impôt étant alors ramené à un peu moins de 10 millions d’euros.

Le régime d’impatriation devrait donc priver l’Etat de confortables recettes. Mais Neymar restera malgré tout une bonne affaire pour le fisc.

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