Le gouvernement assure qu’il n’aura pas augmenté les impôts de 2012 à 2017

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D’après les chiffres publiés hier, la balance fiscale sera nulle et seuls les ménages les plus aisés auront vu leur impôt augmenter. En termes de niveau de vie, le tableau est toutefois à nuancer…

Reuters

58 milliards d’euros en 2011, 65 milliards en 2012 et 72 milliards d’euros attendus en 2016. Les recettes de l’impôt sur le revenu suivent une pente ascendante depuis plusieurs années. Mais pour le gouvernement, il s’agit surtout d’une évolution spontanée, voire de l’impact de mesures antérieures. De fait, l’exécutif a indiqué hier que les mesures fiscales votées depuis 2012 n’auront in fine conduit à aucun alourdissement de l’impôt.

Certes, les hausses cumulées ont bien été réelles en 2013 (5 milliards d’euros) puis en 2014 (plus de 6 milliards d’euros). Mais, d’après le gouvernement, les allègements accordées depuis 2015 aux ménages les plus modestes vont ramener le bilan global pratiquement à 0 en 2017.

5 milliards d’euros en plus pour les plus aisés

L’analyse de Bercy mérite toutefois quelques commentaires. Le bilan laisse tout d’abord de côté la réforme de la prime pour l’emploi. Par ailleurs, ce solde global annoncé à l’équilibre masque de très forts écarts selon les ménages.

Le gouvernement n’aborde pas la question, mais il est évident que l’abaissement du plafond du quotient familial de 2.336 euros à 1.510 euros aura lourdement pénalisé les familles.

L’exécutif insiste en revanche sur la ventilation de l’impôt selon les tranches de revenus. D’après lui, seuls les 20% de foyers les plus aisés auront été pénalisés par les mesures fiscales adoptées depuis 2012 (à hauteur de 5 milliards d’euros). Pour les autres, la facture aura baissé de 4,3 milliards d’euros (dont 2,5 milliards d’euros pour ceux situés autour de la médiane).

Un bilan moins positif sur le niveau de vie

Reste que là encore, les chiffres méritent d’être regardés de plus près. Ils ne concernent en effet que l’impôt sur le revenu. Si l’on se penche en revanche sur le niveau de vie (revenu disponible en fonction de la composition du foyer), le bilan est un peu moins positif. Il faut dire qu’ici, l’analyse tient compte d’autres facteurs, comme l’évolution des revenus, l’alourdissement des cotisations (retraite par exemple) ou encore de la modulation des allocations familiales.

Certes, Bercy souligne que les 10% de foyers les plus modestes auront vu leur niveau de vie progresser de 4,7% de 2012 à 2017. Mais, au-dessus, la progression aura été plus modeste (entre +0,2% et +0,8% pour le reste des 50% de ménages les plus modestes).

Quant aux 50% de foyers les plus aisés, ils n’auront pas vu leur niveau de vie augmenter. Dans la plupart des cas, il aura même chuté (de 0,4% à 1,7% pour les 4 plus hauts déciles).

Commentaires (4)
  • bob-kerken
    bob-kerkenposté le 21.09.2016 à 12:54

    que ne dirons t-ils pas encore comme conneries .
    Probablement espérance de grappiller quelques bulletins de vote ,

  • berkowi
    berkowiposté le 21.09.2016 à 12:34

    Effectivement d'après je ne sais plus quel organisme. Si ce n'est que comme il y a moins de de payeurs et que les baisses d'impôts ont eu lieu sur les sociétés, les personnes qui payent maintenant payent BEAUCOUP plus qu'en 2012 qui avait déjà été une année de fortes augmentations dues aux lois initiées par Sarkozy.
    D'ailleurs vous remarquerez que ce ne sont pas les SMICARDS qui s'expatrient. De plus, les retraités ont eu une triple peine : Création d'une taxe de 0,3% sur les retraites, gel des pensions depuis 4 ans et augmentations des taxes et impôts.
    Excusez nous d'être encore en vie !

  • avpmail
    avpmailposté le 21.09.2016 à 11:25

    voir les chiffres de INSEE depuis 2005
    parus dans les echos par ex variation des recettes de l’impôt sur le revenu
    2012/2013 +12.6 %

  • SCIRHAK
    SCIRHAKposté le 21.09.2016 à 10:56

    de qui se moque t-on ???? même sur la base du titre..........car non lu

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