Les prix de l’immobilier battent de nouveaux records à Paris, Bordeaux ou Lyon

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Les derniers chiffres du spécialiste de la mise en relation entre particuliers et agences immobilières MeilleursAgents.com montrent une accélération de la hausse des prix en février

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Les observations de hausse des prix de l’immobilier dans l’ancien font désormais l’unanimité même si elles restent concentrées sur les grandes agglomérations. Les acheteurs continuent en effet à se bousculer pour bénéficier de taux d’emprunt toujours exceptionnellement bas car ils n’ont pour l’instant que très peu remonté.

Les derniers chiffres du spécialiste de la mise en relation entre particuliers et agences immobilières MeilleursAgents.com montrent même une accélération de la hausse des prix en février, en particulier à Paris et Bordeaux. Depuis le début de l’année, c’est-à-dire en deux mois seulement, les prix progressent déjà de plus de 2% à Paris et Nantes, de plus de 4% à Bordeaux et de de 1,5% à Marseille et Strasbourg, d’après les estimations de MeilleursAgents. A Lyon, les prix se stabilisent mais affichent un bond supérieur à 5% sur un an. En ce début d’année, il n’y qu’à Lille où les prix reculent légèrement, ce qui est associé à la mise en œuvre de l’encadrement des loyers qui limite les espoirs de rendement des investisseurs.

Paris, Bordeaux ou Lyon au sommet

Dans la plupart des grandes villes comme Bordeaux et Lyon, les prix sont donc au plus haut ou très proches de leurs précédents sommets. C’est bien sûr le cas de Paris où MeilleursAgents partage désormais l’analyse des notaires selon laquelle le m² a désormais rejoint et même légèrement dépassé ses précédents sommets de 2011 autour de 8 500 € en moyenne. A Paris, la hausse des prix se propage maintenant en cercles concentriques vers les départements de la Petite Couronne et même en Grande Couronne.

Hausse des taux

Pour le dirigeant de MeilleursAgents, Sébastien de Lafond, la situation est simple : « les acheteurs ont le sentiment qu’il faut accélérer leur achat avant que les taux ne remontent alors que les prix sont déjà en train de grimper. Ce qu’ils ne payent pas à leur banquier grâce à la faiblesse des taux se retrouve en partie dans le prix du bien qu’ils sont prêts à payer au vendeur. La faiblesse des taux nourrit mécaniquement l’inflation des prix ». Pour autant,  Sébastien de Lafond considère qu’il n’y a pas encore de surchauffe ou de quelconque risque de bulle : « ne se vendent aujourd’hui que les biens de qualité, en zone urbaine, proches des transports, des écoles et des commerces ». La dynamique de la hausse ne concerne pas encore les zones rurales ni même les résidences secondaires qui souffrent encore de l’atonie du marché et du manque d’appétit des acheteurs. L’accélération de la demande rencontre une offre suffisante mais sans excès ni surstocks, ces conditions provoquent donc naturellement une hausse significative des prix.

Visibilité limitée aux élections

MeilleursAgents pense que la dynamique générée par la faiblesse des taux devrait durer encore quelques mois. Mais l’élection présidentielle de mai, suivie des élections législatives en juin, ouvriront des perspectives encore inconnues. Difficile en effet de connaître les éventuelles décisions fiscales du prochain gouvernement.  Disposera-t-il d’une majorité pour gouverner ? Maintiendra-t-il les aides actuelles (PTZ, Pinel…). Autant de questions en suspens…

Commentaires (1)
  • viviane giacomel
    viviane giacomelposté le 07.03.2017 à 16:24

    Les prix de l’immobilier battent de nouveaux records à Paris, Bordeaux ou Lyon!
    Faut il applaudir à ce qui constitue une aggravation des inégalités sociales ?

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