Les prix continuent à monter à Paris, le dynamisme gagne la banlieue

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D’après les notaires franciliens, le contexte pré-électoral ne semble pour l’instant pas provoquer d’attentisme. Un scénario de continuité, avec un bon niveau d’activité maintenu et des prix en hausses modérées paraît le scénario privilégié...

EPA ORSA

Les dernières estimations des notaires de la région parisienne basées sur les promesses de ventes enregistrées dans leurs études montrent une poursuite de la hausse des prix à Paris, légèrement au-dessus de 8 500 € le m² en moyenne. Sur un an, les notaires évaluent la hausse des prix entre +5%et +6%.  Dans Paris, le manque d’offre et le niveau élevé des prix semblent pourtant peser sur le volume de transactions qui n’a pas évolué de 2015 à 2016  avec environ 34 000 ventes d’appartements anciens pour chacune des deux années. Ce niveau reste bien en-dessous des 38 300 ventes annuelles moyennes enregistrées de 1999 à 2007.

Le dynamisme de la banlieue

En banlieue parisienne, les ventes ont été plus dynamiques si bien que sur l’ensemble de l’Ile-de-France, les volumes d’appartements vendus en 2016 dépassent 110 000, soit 8% de plus qu’en 2015, et même 11% de plus qu’en moyenne ces dix dernières années. Les 2 et 3 pièces ont constitué la majorité des acquisitions d’appartements pour une surface médiane de 55 m² sur l'ensemble de la région, sans grand changement par rapport à 2015. Les ventes de maisons ont été aussi dynamiques, avec une croissance annuelle de 4 200 ventes et de 9% de 2015 à 2016.

L’écart de prix se resserre à Paris

Malgré ce dynamisme plus net de la banlieue, les prix ont jusqu’ici progressé moins vite que dans Paris intra-muros. La moyenne de prix de la petite couronne est estimée à 4 330 € le m² pour les appartements, en hausse d’environ 2% seulement depuis un an. Les Hauts-de-Seine restent en pointe à 5 270 € mais les prix ont eu tendance à se tasser sur les trois derniers mois.

Quant à Paris, la capitale ne compte plus que quatre arrondissements où les prix médians ne dépassent pas 8 000 € le m² (18ème, 19ème 20ème et 12ème)  contre six au premier semestre 2016. Le 13ème semble en effet avoir rejoint les 8 000 € et le 10ème dépasse désormais ce niveau. Le rapport de prix entre l'arrondissement le plus abordable n’est plus que 1,76 fois plus cher que le 19ème (6 920 €)  contre 2,5 fois en 2001.

Un scénario de continuité, mais…

D’après les notaires franciliens, le contexte pré-électoral ne semble pour l’instant pas provoquer d’attentisme. Un scénario de continuité, avec un bon niveau d’activité maintenu et des prix en hausses modérées semble le scénario privilégié par les notaires. « Les acquéreurs sont là et les taux d’intérêt restent très attractifs », rappelle Thierry Delesalle, Président de la commission des statistiques immobilières de la Chambre des Notaires de Paris. Selon lui, deux mesures politiques peuvent quand même influencer le marché cette année. La première concerne le régime d’imposition des plus-values immobilières. Si le délai d’exonération était ramené de 30 à 15 ans, cela déclencherait des ventes et détendrait probablement les prix. Thierry Delesalle cite bon nombre de propriétaires dont les locataires sont partis et qui attendent cette aubaine pour vendre. Autre mesure proposée par plusieurs candidats à l’élection présidentielle, le statut de bailleur privé, avec ses avantages fiscaux pour la location à loyer modéré, ferait revenir des investisseurs dans l’ancien, avec peut-être cette fois un effet à la hausse sur les prix. A suivre donc…

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