Les notaires estiment que les prix de l’immobilier parisien sont revenus au plus haut !

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Après 4 ans d’une baisse lente et progressive des prix, on serait donc revenu sur la barre des 8 500 € qui symbolise le pic des valorisations de la pierre parisienne.

Reuters

Les tensions à la hausse sur les prix de l’immobilier ancien en région parisienne s’amplifient depuis cet été selon les notaires. Phénomène nouveau lié à l’augmentation des volumes de transactions, elle-même alimentée par la chute des taux d’intérêt des emprunts, ces tensions apparues au printemps 2016 se sont confirmées cet été avant de s’accélérer cet automne, si bien que les prix à Paris seraient désormais revenus à leurs sommets historiques de 2011.

8 500 €  le m²

Les promesses de ventes enregistrées par les études de notaires ces dernières semaines montrent ainsi une nouvelle augmentation des prix moyens au mètre carré à 8 470 € dans Paris. Ce même indicateur n’était qu’à 8 260 € début septembre, soit une hausse de 2,5% en deux mois. Après 4 ans d’une baisse lente et progressive des prix, on serait donc revenu sur la barre des 8 500 € qui symbolise le pic des valorisations de la pierre parisienne.

Paris tire la tendance

Comme souvent, c’est à Paris intra-muros que se font d’abord sentir ces tensions sur les prix avant qu’elles ne se diffusent vers la banlieue. Les notaires estiment ainsi que les prix à Paris sont en hausse annuelle de 6% alors que la progression se limite pour l’instant entre 3% et 4% en Ile-de-France pour les appartements et les maisons.

Les prix moyens se situent désormais à 4 400 €  le m² pour les appartements en petite couronne avec 5 360 € dans les Hauts-de-Seine, le département le plus cher après Paris. Pour les maisons, les volumes de transactions restent élevés et les prix médians sont au contact des 300 000 € pour l’ensemble de l’Ile-de-France avec des valorisations allant jusqu’à plus de 560 000 € dans les Hauts-de-Seine.

Davantage d’acheteurs

Si les prix remontent, c’est parce qu’il y a davantage d’acheteurs que de vendeurs, rappelait en septembre Thierry Delesalle, Président de la commission des statistiques immobilières de la Chambre des Notaires de Paris. Un phénomène amplifié à Paris par la grande proportion d’habitants en location (deux tiers) qui restreint l’offre de biens à la vente. L’immobilier à Paris reste un marché d’utilisateurs (les gens achètent pour se loger) avec beaucoup de secundo-accédants (achat-revente) compte tenu des prix élevés qui restent difficilement abordables aux primo-accédants.

«Le moteur est allumé depuis le printemps 2015 et la légère remontée des taux qui avait déclenché un afflux d’acheteurs. Depuis, ce flot d’acquéreurs est ininterrompu, encouragé par l’aubaine de la baisse des taux. Le fait que les prix remontent apporte aussi une dimension psychologique, les acquéreurs se disant que les prix seront supérieurs à l’avenir», expliquait Thierry Delesalle. La suite dira donc si le fait que les prix soient désormais revenus au plus haut modifie la psychologie des acheteurs…

Commentaires (1)
  • ponzi1
    ponzi1posté le 17.11.2016 à 14:35

    En Province, ça ne remonte pas et on en est à 10% de baisse par rapport au plus haut historique (source Friggit - novembre 2016).
    Qui va tirer l'autre ce coup-ci : Paris ou la Province ?
    Ou bien les deux n'ont plus rien à faire ensemble ?