Immobilier : la fiabilité des DPE à nouveau mise en doute par l’UFC-Que Choisir

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L’association dénonce des diagnostics fantaisistes et presse le gouvernement d’agir pour rendre les procédures plus rigoureuses.

Reuters

Qu’il s’agisse de vente ou de location d’un bien immobilier, le diagnostic de performance énergétique (DPE) est devenu un repère incontournable. Il y a 3 ans, une étude a même montré que l’étiquette associée au logement pouvait avoir un impact direct sur sa valeur. Mais peut-on vraiment se fier au DPE ?

Jusqu’à 3 étiquettes pour un même bien

Une enquête de l’UFC-Que Choisir (réactualisation d’un ancien travail réalisé il y a 5 ans) vient à nouveau de semer le doute, n’hésitant pas à parler de résultats « calamiteux » et de diagnostiqueurs aux prestations « souvent folkloriques ».

Concrètement, l’association a fait établir 34 diagnostics dans 7 maisons. Or, parmi ces 7 maisons, aucune n’a obtenu la même étiquette par les professionnels contactés (en général 5 diagnostics par maison). Un bien a même eu 3 étiquettes différentes : de E à G.

Un manque de repères pour les clients

Pour l’UFC-Que Choisir, cela pose plusieurs problèmes. Le premier concerne les estimations de consommation, directement liées au DPE et donc sans réelle fiabilité pour les acquéreurs ou les locataires.

L’autre problème qui découle de ces diagnostics aléatoires a trait aux recommandations de travaux d’économies d’énergie. L’étude en donne quelques exemples : oubli régulier de la VMC, méconnaissance des taux de crédit d’impôt…

Un appel au gouvernement

Dans ces conditions, l’association se demande quel est l’intérêt d’avoir rendu le DPE obligatoire si les consommateurs ne peuvent pas s’y fier.

Comme à son habitude, l’association se tourne donc vers les pouvoirs publics demandant au gouvernement d’agir rapidement pour fiabiliser les procédures de diagnostic (nouvelles mesures techniques, meilleure formation, renforcement des contrôles). Elle souhaite par ailleurs que le diagnostic puisse être opposable au bailleur ou au vendeur afin d’engager réellement la responsabilité du diagnostiqueur en cas d’erreur.

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