8 800 € le m² pour les prix de l’immobilier à Paris, du jamais vu !

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Et si on entend souvent dire qu’il n’y a pas grand-chose à vendre à Paris, c’est d’abord parce que le stock tourne vite...

Reuters

Toujours plus haut… Les dernières estimations des notaires de la région parisienne, basées sur les promesses de ventes enregistrées dans leurs études, montrent une poursuite de la hausse des prix de l’immobilier existant à Paris, évalués désormais à 8 800 € le m² en moyenne contre 8 700 € pour leur précédente estimation datant d’un mois.

Il s’agit bien sûr d’un nouveau sommet historique pour la capitale, dépassant de plus de 300 euros par m² le précédent record de l’été 2012. Sur un an, les notaires calculent une hausse des prix de 7%.

Une hausse plus modérée en banlieue

Toujours d’après les données des notaires issues des promesses de vente, les évolutions de prix des appartements resteraient plus modérées en banlieue avec une augmentation annuelle de +4,6% en petite couronne (4 480 € le m²) et à +3,4% en grande couronne (3 000 € le m²). En grande couronne, ces prix resteraient d'ailleurs encore 5% en-dessous des records de l'été 2011.

Les hausses annuelles de prix resteraient plus contenues pour les maisons, de +1,8% dans l’Essonne à 2,6% en Seine-Saint-Denis et +2,9% dans les Yvelines.

Marché d’utilisateurs

«Les prix ne s’emballent pas beaucoup à l’exception de Paris», affirme pourtant Thierry Delesalle, Président de la commission des statistiques immobilières de la Chambre des Notaires de Paris, renvoyant à un «marché d’utilisateurs» et à l’attractivité de la capitale qui fait qu’il y a encore beaucoup d’acquéreurs. Face à cela, «Il y a eu un rétrécissement du parc immobilier, en tout cas il n’a pas autant augmenté qu’en grande couronne et petite couronne», ajoute le notaire.

«Les franciliens ont besoin et envie d’adapter leur logement à leurs besoins, ce qu’ils n’ont pas fait pendant 4 à 5 ans», poursuit Thierry Delesalle. Un phénomène qui alimente donc la vigueur des transactions. Dans Paris, plus de 10 000 logements ont d’ailleurs été vendus de janvier à mars 2017, soit le meilleur premier trimestre depuis 1991.

Le stock tourne vite

Et si on entend souvent dire qu’il n’y a pas grand-chose à vendre à Paris, c’est d’abord parce que le stock tourne vite. Pour des appartements à vendre bien placés et sans défauts, les agences immobilières n’ont parfois même pas besoin de faire la moindre publicité, elles n’ont qu’à piocher dans leur fichier client pour trouver un acheteur. Pour ceux qui sont en recherche active de logement, une partie des transactions passent donc inaperçues.  Reste que la hausse des prix couplée à la légère remontée des taux d’emprunt a déjà amputé le pouvoir d’achat, surtout celle des primo-accédants. Pour rester finançables, les acquéreurs peuvent encore allonger leur durée d’emprunt mais la marge de manœuvre commence à se réduire…

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