Pourquoi les actions rapportent plus que vous ne le pensez !

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L’indice CAC 40 ne mesure que la variation du prix des actions et laisse de côté les dividendes. Ce qui donne une vision tronquée de la vraie rentabilité de la Bourse…

Reuters

Les actions ne rapportent pas assez, du moins en comparaison du risque induit. Beaucoup d’épargnants français le pensent. Il faut dire que nombre d’études ou d’analyses profitent régulièrement des turbulences sur les marchés pour rappeler que la Bourse est finalement peu rémunératrice, moins en tout cas que les produits d’épargne promus au passage.

Même si on peut toujours contester les périodes de référence utilisées, ces analyses sont bien souvent imparables puisqu’elles s’appuient sur l’évolution du CAC 40, un indice on ne peut plus officiel.

Une analyse tronquée

Pourtant, les auteurs oublient souvent de préciser que le CAC 40 n’est qu’un indice de prix. En clair, il ne mesure que l’évolution du prix des actions (plus ou moins-value) et laisse de côté les dividendes (rendement annuel). Or, sur longue période, les dividendes représentent l’essentiel de la rentabilité des actions (rappelons par exemple que le rendement des dividendes du CAC 40 a été de 4,6% en 2016).

Exclure les dividendes aboutit donc à une analyse tronquée. Surtout lorsqu’il s’agit de comparer les actions à des produits d’épargne qui capitalisent les gains annuels (livrets, assurance-vie…). En cas de capitalisation, les gains annuels viennent s’ajouter au capital et produire de nouveaux intérêts.

Tenir compte des dividendes dans les calculs

Pour établir des comparaisons fiables et calculer la véritable rentabilité des actions, il convient donc de tenir compte des dividendes perçus au fil du temps. Et sur cette base de dividendes réinvestis, les études montrent que peu de placements rivalisent avec les actions sur longue période.

Des outils permettent d’ailleurs à chacun de faire aisément sa propre analyse. Pour la France, Euronext fournit par exemple des indices CAC 40 « dividendes réinvestis », certes peu médiatisés. Le CAC 40 GR (gross return) retient des dividendes bruts et le CAC 40 NR (net return) se base sur des dividendes nets (après retenues à la source).

Exemple

Entre la fin 2009 et la fin 2016, le CAC 40 a progressé de 22,5%, soit un gain annuel moyen limité à 2,9%. En revanche, le CAC 40 NR (dividendes nets réinvestis) a gagné 47,4% sur la même période. Ainsi en tenant compte des dividendes, un investisseur présent sur le marché durant ces 7 années a gagné en moyenne 5,7% par an et non 2,9%.

Commentaires (2)
  • FESCH2006
    FESCH2006posté le 01.06.2017 à 17:26

    Quand il n'y a pas de dividende (et c'est le fait de nombreuses sociétés cotées) et qu'en plus le cours a baissé, il ne reste qu'à pleurer.
    Mais de ces sociétés, on n'en parle pas.
    De plus le calcul débutant à fin 2009 est bien commode pour calculer un gain dur Cac 40.
    Il était au plus bas: 3900.
    Essayer avec le même Cac 40 mais en prenant mi 2007, lorsqu'il était à 6000. Et son lot de dépôt de bilan et retrait de la cote.....
    Je suis encore à moins 40% en moyenne.

  • Nikola S.
    Nikola S.posté le 01.06.2017 à 13:20

    Ce sont plutôt les placements bancaires qu'il faut éviter à tout prix

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