Dossier Le panorama des conseillers en gestion de patrimoine

Bilan patrimonial : un outil qui peut se révéler intéressant pour bien gérer ses finances

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Proposé par les professionnels du patrimoine, ce travail offre au client un panorama complet de sa situation pour l’aider à prendre les bonnes décisions. Explications...

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Placements éparpillés, incertitudes sur son statut fiscal, doutes sur les actifs en portefeuille, besoin de préparer l’avenir... Le bilan patrimonial peut être un bon moyen de clarifier les choses. Proposé par les professionnels du patrimoine, ce service consiste à offrir au client une photographie de sa situation... et surtout à lui donner des outils pour guider ses choix.

L’aspect financier... entre autres

Le bilan patrimonial s’attache avant tout à défricher la situation financière du client. Mais là n’est pas le seul aspect du travail. Les aspects fiscaux et juridiques sont également analysés à partir d’une multitude d’informations comme le régime matrimonial, la composition du foyer, la nature des revenus ou encore le statut professionnel (salarié, profession libérale...).

De fait, l’objectif n’est pas seulement d’optimiser la situation du client à l’instant t. Le bilan patrimonial a également pour but de répondre à ses interrogations en matière de transmission du patrimoine, de préparation de la retraite ou encore de cession d’entreprise.

Une démarche en 3 étapes

Collecter, analyser et proposer. Ces trois verbes peuvent résumer la manière dont se déroule la préparation d’un bilan patrimonial.

Dans un premier temps, le professionnel doit recueillir et trier toutes les informations à sa disposition : relevés bancaires, titres de propriété, avis d’imposition, estimation des biens immobiliers, états des crédits en cours...

Une fois ce travail de recherche effectué, le bilan proprement dit peut être édité. A la manière du bilan d’une entreprise, il présente différents tableaux qui recensent les actifs (financiers, immobiliers, professionnels...) et le passif (dettes personnelles, dettes professionnelles...). Le dossier peut aussi intégrer des éléments dits « hors bilan », c’est-à-dire les éléments qui n’entrent pas dans le bilan d’un point de vue comptable mais qui peuvent avoir une influence sur la situation future (cautions accordées, biens en location, rentrées prévisibles...).

Grâce à cet audit (financier, mais aussi juridique et fiscal), le professionnel va être en mesure de fournir une première analyse sur la structure du patrimoine, en pointant par exemple ses éventuels déséquilibres, mais aussi ses points forts. L'expert regarde ici le contenu (les actifs détenus) mais aussi le contenant (la manière dont les actifs sont détenus).

« Les outils informatiques ont considérablement simplifié ces deux premières étapes. C’est donc le troisième volet qui va mettre en relief la valeur ajoutée du conseiller », explique un CGP installé en province. La première analyse en mains, le professionnel doit en effet passer aux préconisations, en fonction des objectifs de son client. Concrètement, il étudie les solutions permettant d’optimiser la situation du client et lui présente les alternatives envisageables. « Nous sommes très attachés à rendre notre bilan au cours d’un rendez-vous avec le client afin de pouvoir commenter nos préconisations », poursuit l'expert du patrimoine.

Si la souscription de produits d'investissements est souvent au coeur des solutions proposées, les préconisations peuvent aussi porter sur d'autres points: modification du contrat de mariage (pour protéger le conjoint), accélération de la transmission (pour diminuer la facture fiscale), mise en place d'un partage (pour mettre fin à une indivision problématique)...

Tout le monde n’est pas concerné

Le travail à fournir varie naturellement selon la complexité du dossier. Pour certains, le bilan patrimonial apparaît même superflu de l’aveu des professionnels. Un salarié n’ayant qu’une ligne de placement en assurance-vie pour un montant modeste ne justifie pas nécessairement une analyse approfondie.

En revanche, il peut s’avérer très utile aux indépendants, aux chefs d’entreprises, ou aux libéraux qui outre les problématiques financières doivent aussi se soucier de la protection de leur conjoint, de leur retraite, voire de la transmission ou de la cession de leur outil de travail.

Il est également conseillé aux détenteurs (actifs ou non) de patrimoine confortable, notamment lorsque ce patrimoine est dispersé ou risque d’entraîner une transmission complexe et coûteuse.

Des tarifs très variables

Concernant les tarifs, les pratiques sont larges. Certains intermédiaires offrent un service gratuit. C’est souvent le cas dans les banques. L’idée est alors de récupérer des commissions sur les produits conseillés.

Chez les CGP, la gratuité peut aussi exister. Toutefois, beaucoup tiennent à maintenir un service payant, gage de la qualité du travail rendu et de l’indépendance de l’expert. « Durant cette phase, nous n’avons rien à vendre. S’il le souhaite, le client peut partir avec son bilan et ne plus faire appel à nous », rappelle le spécialiste en soulignant que ses clients acceptent aisément de payer cette prestation.

Généralement, le tarif est forfaitaire et fixé à l’avance. Chez le CGP interrogé, il fluctue entre 500 et 1.500 euros selon la complexité du dossier. D’autres experts peuvent aussi prévoir des tarifications à l’heure. La pratique semble plus développée chez les avocats fiscalistes ou chez certains CGP lorsqu’il s’agit de mener des études plus approfondies, notamment juridiques.

Indéniablement, le bilan patrimonial représente donc un investissement important... Mais, il peut s’avérer très rentable in fine.

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