Assurance-vie : ne négligez pas l’impact des frais !

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Souvent laissés de côté par les souscripteurs, les frais appliqués aux contrats ont une incidence directe sur la performance réelle de l’assurance-vie. Explications...

Reuters

Historique de rendements et fiscalité. Tels sont les deux critères que regardent les plus souvent les souscripteurs d’assurance-vie. Les frais liés au contrat sont souvent laissés de côté. Pourtant, leur impact sur le rendement est loin d’être négligeable.

Quels frais ?

Plusieurs types de frais peuvent être facturés. Parmi les plus courants, on trouve les frais appliqués sur les versements (à l’entrée) et les frais de gestion (facturés chaque année). Les frais de sortie ne sont quant à eux plus de mise. En revanche, les frais d’arbitrage sont à régler en cas d’opération au sein d’un contrat en unités de compte (de manière proportionnelle ou forfaitaire).

A quoi les frais servent-ils ?

Les ponctions opérées servent en premier lieu à rémunérer la société qui gère le contrat (coûts informatiques, coûts de personnel...). Mais les frais ont aussi pour objectif de couvrir les commissions versées aux intermédiaires ayant permis la signature du contrat (CGP, conseillers de réseaux...). Ces commissions peuvent être versées à l’entrée mais aussi chaque année sur les encours.

Que peut-on négocier ?

L’assurance-vie en ligne a eu le mérite de tirer les frais vers le bas et de faciliter les négociations. Les clients qui investissent en unités de compte via un contrat multisupport ont plusieurs leviers à actionner et peuvent par exemple se pencher sur les frais de gestion. Ces derniers s’appliquant chaque année, ils sont en effet particulièrement pénalisants. Par exemple pour un placement à 10 ans, mieux vaut accepter 3% de frais à l’entrée et 0,5% de frais de gestion chaque année que 1% à l’entrée et 0,8% de frais annuels. Les experts notent qu’un taux annuel de 0,6% constitue un niveau raisonnable.

Côté assurance-vie en euros (l’essentiel du marché), la marge est plus réduite. Les rendements annuels mis en avant sont nets de frais. Ces derniers étant difficiles à appréhender par le client, c’est donc surtout sur les frais d’entrée qu’existe un levier. Un témoignage de lecteur nous a montré qu’il était possible d’obtenir 0,8% à l’entrée dans un grand réseau contre un tarif théorique de 2,5% sur la brochure. Dans certains cas, les frais théoriques peuvent même avoisiner les 4%.

Quel impact sur le rendement ?

Prenons l’exemple le plus courant d’une assurance-vie en euros pour laquelle le client va chercher à négocier un rabais sur les frais d’entrée. Si on lui applique 3,5% de frais, son capital de départ va être ramené à 96,5% de la somme investie.

En supposant un rendement annuel 2,5% sur le contrat, il faudra près de 2 ans au client pour retrouver simplement son capital initial (prélèvements déduits). En revanche, s’il parvient à négocier seulement 1% de frais, son placement aura progressé de 1,09% (net de frais et de prélèvements) dès la fin de la première année.

Performance d'un placement de 100 euros sur une assurance-vie servant 2,5%
Chiffres nets de prélèvements sociaux, L'Argent & Vous
Frais appliqués sur le versement initial
0,5%1%1,5%2%2,5%3%3,5%4%
Capital de départ99,50 €99 €98,50 €98 €97,50 €97 €96,50 €96 €
Après 1 an101,60 €101,09 €100,58 €100,07 €99,56 €99,04 €98,53 €98,03 €
Après 2 ans103,74 €103,22 €102,70 €102,18 €101,66 €101,14 €100,62 €100,09 €

Avoir une vision globale

Si les frais sont importants, ils ne sont pas le seul critère à regarder. Pour un contrat en euros standard, la valeur ajoutée du conseiller peut certes être limitée et ne pas justifier de frais élevés. En revanche, dans le cas de contrats multisupports, la gestion peut devenir complexe, surtout si le client n’a pas les compétences nécessaires. L’idéal est alors d’obtenir un bon rapport qualité/prix. En d’autres termes, mieux vaut payer un peu plus de frais et obtenir de bonnes performances (via des conseils avisés) plutôt que de rechercher le moindre coût et d’avoir un contrat qui stagne.

Commentaires (1)
  • jpousset1
    jpousset1posté le 26.01.2016 à 12:55

    l'exemple ci dessous est très parlant, j'en profite pour alerter les souscripteurs de contrat avec le crédit mutuel plus précisément le livret retraite des années 1990 ....
    la banque n'a pas respectée les clauses du contrat et spolié des milliers de clients au niveau national, il existe un forum sur le sujet sur sur le particulier facile a retrouver avec un moteur de recherche, manifestez vous pour faire valoir vos droits possible de me joindre piere31@hotmail.fr (un seul r à piere) cordialement

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