Placements : les Français se méfient des robots

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Selon ING, seuls 3% d’entre eux sont prêts à laisser un robot gérer leur épargne et ils sont 51% à ne vouloir aucune prestation automatisée, même pour un simple conseil

Reuters

La banque mobile s’est fait une place dans le paysage bancaire français. Selon l’étude annuelle Mobile banking d’ING, 57% des Français qui ont un smartphone ont recours aux services bancaires en ligne. L’usage le plus courant concerne la consultation des comptes (55%). Mais des transferts d’argent sont aussi effectués dans plus d’un cas sur trois.

De là à aller vers l’automatisation de tous les services, notamment la gestion de l’épargne, il y a toutefois un pas que les Français ne sont pas encore prêts à franchir.

1 Français sur 2 ne veut pas entendre parler de robot

Certes, 3% des sondés seraient disposés à laisser un robot gérer leur épargne de manière autonome. 23% des Français accepteraient par ailleurs d’obtenir des conseils automatisés sans prise de décision de la part de l’outil informatique.

Pour autant, ces chiffres sont à relativiser. Les Français sont en effet les moins nombreux en Europe à envisager de laisser un robot leur prodiguer des conseils (la moyenne continentale est de 29%). Ils sont de surcroît parmi les plus réticents (avec les Autrichiens et les Luxembourgeois) à l’idée de laisser un robot intervenir à quelque niveau que ce soit dans la gestion de leur épargne.

Ainsi, 51% des Français ne souhaitent aucun service automatisé en matière d’épargne (y compris un simple conseil). A l’échelle européenne, seuls 36% des sondés affichent la même défiance.

Le conseiller reste le pivot

De façon assez cohérente, les Français ne seraient donc que 15% à vouloir se tourner vers un robot (conseiller ou décisionnaire) s’ils avaient de l’argent à placer.

Cette enquête montre clairement que dans l’Hexagone, les épargnants sont encore très attachés à l’intervention humaine dans la gestion de leur épargne, même s’ils ne sont pas opposés à ce que cette intervention soit réalisée à distance. Une tendance déjà mise en avant par une enquête de l’UFF en octobre dernier.

Selon ING, dans l’hypothèse d’un placement à effectuer, 45% d’entre eux choisiraient encore le contact avec un conseiller en agence… ou en ligne.

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